Gabon : Marcel Libama accuse le gouvernement de priver les enseignants de moyens de faire leur boulot
Dans une récente publication sur sa page Facebook, Marcel Libama, ancien député de la Transition et leader syndical, a exprimé ses vives inquiétudes face à l’inaction du gouvernement concernant le mouvement de grève des enseignants qui dure depuis plusieurs semaines. Il a dénoncé l’attitude passive du ministère de l’Éducation nationale et a demandé l’ouverture immédiate d’un dialogue avec les syndicats concernés.
D’entrée de jeu Marcel Libama a tenu à rappeler que le droit de grève est un droit fondamental, ancré dans la Constitution et reconnu par des textes internationaux. « Ce droit engage une forme de désobéissance, une révolte pacifique, un droit de résistance », a-t-il affirmé, soulignant son importance en tant qu’outil de contre-pouvoir pour les enseignants souvent marginalisés. Il a argué que ce droit est souvent menacé par des tentatives du gouvernement visant à le restreindre, voire à l’éteindre.
Il a indiqué que la lutte pour le respect de ce droit s’intensifie chaque jour, avec des enseignants confrontés à des pressions telles que des menaces, des intimidations et des tentatives de manipulation dans les établissements scolaires. Libama dénonce fermement les mesures illégales mises en œuvre pour décourager la grève, telles que les demandes d’explication et les affectations arbitraires des grévistes.
Libama pour une régularisation de la situation des enseignants
« Devons-nous vraiment attendre la 6ème République pour être tous rappelés, régularisés et respectés ? », s’interroge-t-il, appelant à une prise de conscience collective. Selon lui, le gouvernement porte l’entière responsabilité de cette situation de crise, rappelant que les enseignants ont interpellé les autorités sur des problèmes cruciaux sans réponse.
Parmi les revendications des enseignants, figurent entre autres la régularisation intégrale de toutes les situations administratives, comprenant les recrutements, intégrations, et avancements automatiques, le paiement de la prime d’éloignement pour les enseignants dans les zones rurales, le paiement des rappels de salaire et des arriérés de salaires suspendus, la construction et la réhabilitation des établissements scolaires, la nomination de chefs d’établissements basés sur des critères de compétence et la mise en place d’un guichet unique spécial pour le traitement des situations administratives des agents du secteur éducation.
L’ancien député de la Transition a appelé ainsi à une mobilisation générale pour faire entendre leur voix et garantir des conditions dignes de travail pour les enseignants, afin de préserver l’intégrité du système éducatif du pays.









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