Gabon : L’Iboga, de la forêt sacrée au laboratoire mondial au coeur d’une conférence mondiale à Libreville
Ce lundi 12 janvier 2026 s’est ouvert à Libreville, une réflexion inédite sur l’or vert gabonais auquel participent, des scientifiques, des élus, des dogmes et des gardiens de la tradition. Cette Conférence Internationale sur l’Iboga et l’Ibogaïne qui se tiendra jusqu’au 13 janvier sous le « L’Iboga, racine du Gabon, source d’avenir durable » a principalement pour objectif de valoriser cette plante emblématique du pays.
En effet, cette cérémonie d’ouverture a vu la participation du ministre des Eaux et forêts Maurice Ntossui Allogo, de Bryan Hubbard CEO de l’organisation Americans for Ibogaine, de la Directrice générale de l’AGADEV Scyrielle Sende Etali ou encore du directeur de l’Environnement et de la protection de la nature et point focal du protocole de Nagoya, Emmanuel Bayani Ngoyi. Une rencontre qui s’inscrit dans la volonté du Gabon de structurer, protéger et valoriser l’Iboga et l’Ibogaïne dans un cadre éthique, scientifique et souverain.
L’enjeu : concilier héritage ancestral et ambition économique. L’image est forte ; une racine millénaire, pilier du rite Bwiti et désormais scrutée sous toutes les coutures par les plus hautes instances internationales. Le Gabon ne veut plus être le simple sanctuaire de l’Iboga ; il désire devenir le régulateur et le principal bénéficiaire. C’est tout l’enjeu de cette conférence au thème proéminent : « L’Iboga, racine du Gabon, source d’avenir durable ».
Un front commun pour une ressource souveraine :
L’ouverture des travaux a été marquée par une convergence de vues plutôt inhabituelle avec la société civile, les experts et l’appareil d’État. Trois voix ont porté le même message de souveraineté. Pour Stéphane Lasme de la Fondation Stéphane Lasme, co-fondateur de ladite conférence,« Le Gabon est le berceau ancestral de l’Iboga… Il s’agit pour nous de batir un pont entre les savoirs ancestraux et la médecine moderne.Nous devons étudier, préserver et produire des produits sacrés grâce à cette plante. Le Gabon pendant 2 jours sera l’épicentre du dialogue mondial sur l’iboga et l’ibogaine ».
Même son de cloche pour Bryan Hubbard,CEO of Americans for Ibogaine and a leading,qui a rappelé que « cette rencontre est un appel à l’équilibre entre la science moderne et l’usage traditionnel, afin que le Gabon garde la main sur la structuration de la filière ».

Également présent à cette cérémonie d’ouverture, le Ministre de l’environnement, des Eaux et Forêts et du Climat, Allogho Ntossui a souligné la dimension écologique de l’événement. « L’enjeu est de protéger la ressource contre le pillage tout en l’intégrant dans un cadre éthique et souverain.Plus qu’une plante, c’est un acquis stratégique que nous devons préserver et valoriser conformément à la vision du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement », a-t-il affirmé.
Les partenaires, à l’instar d’Americans for Ibogaine, AGADEV et bien d’autres ne s’y trompent pas : le Gabon détient une clé scientifique majeure. L’objectif de ces deux jours de débats est de jeter les bases d’une industrie nationale structurée. De la protection des forêts à la certification des produits dérivés, le Gabon affirme sa volonté de ne plus laisser sa « racine sacrée » s’échapper sans un cadre juridique et économique rigoureux.








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