Gabon : levée de bouclier des enseignants à l’INPTIC
Face à l’absence persistante de dialogue et au non-paiement de leurs droits, les enseignants de l’Institut national de la poste, des technologies de l’information et de la communication (INPTIC) ont décidé de durcir le ton. Ce lundi 9 février 2026, ces derniers ont observé un mouvement de grève pour dénoncer ce qu’ils qualifient de mépris institutionnel à leur égard.
Salaires et primes impayés, manque de considération de la hiérarchie et silence des autorités compétentes constituent le socle des revendications des enseignants de l’INPTIC. Une situation devenue, selon eux, intenable qui a motivé le maintien du mouvement de grève et ce en dépit des dispositifs de dissuasion notamment la présence des forces de l’ordre ainsi que des inspecteurs du travail.« Tant que notre situation ne sera pas améliorée, la grève sera maintenue», ont-ils martelé, appelant les plus hautes autorités de l’État à se pencher sérieusement sur le cas de l’INPTIC, établissement public stratégique dans la formation aux métiers du numérique.
Neuf mois sans salaire, dix mois sans primes
Selon les enseignants, certains agents cumulent aujourd’hui jusqu’à neuf mois sans salaire et dix mois sans paiement de primes. Un retard qui plonge de nombreuses familles dans la précarité et entame fortement le moral du personnel. A cet effet, ils disent « trop c’est trop ». Estimant paradoxal que l’école publique dédiée aux Technologies de l’Information et de la Communication, secteur pourtant régulièrement présenté comme prioritaire par les autorités, soit laissée dans un tel état d’abandon.
Ainsi, les grévistes conditionnent la reprise du travail à l’ouverture d’un dialogue sérieux impliquant la Direction générale de l’INPTIC, le ministère de tutelle, la Vice-présidence et la Présidence de la République. En attendant des mesures concrètes et des solutions palliatives, le mouvement se poursuit. Pour ces enseignants, il est urgent que l’INPTIC retrouve sa place et les moyens de répondre aux enjeux de formation et de développement numérique du pays, dans la dignité et le respect de son personnel.









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