Gabon : les populations de plus en plus asphyxiées par le coût de la vie
La cherté de la vie, un phénomène qui n’est plus à présenter tant il se fait ressentir de façon significative dans le quotidien des populations gabonaise. Entre l’inflation qui ne cesse de croître, le panier de la ménagère qui se fait de plus en plus petit, et les charges du quotidien, difficile pour les citoyens de joindre les deux bouts d’un mois.
Comme une chaîne autour du cou des populations, le coût de la vie au Gabon se resserre un peu plus chaque jour. Une situation qui ne laisse plus insensible et pousse plus d’un à sortir du silence. Pour la plupart des fonctionnaires, le revenu mensuel seul ne peut plus alimenter le mois. « Avec mon salaire, dès que je me suis occupée des principales charges de la maison, je ne peux plus rien faire. Et facilement on a recours à des dettes pour boucher des vides. » , a expliqué Franck, fonctionnaire gabonais.
Vivre ou survivre, les populations livrées à elles-mêmes…
On peut le dire sans détour, le salaire seul ne suffit plus à vivre normalement sur 30 jours dans le pays. Si avoir recours à des dettes est légion, d’autres ont vu leur rythme chuter considérablement notamment en 2025. « J’ai constaté une baisse progressive mais réelle de mon chiffre d’affaires liée à l’augmentation continue des prix des marchandises.Avant je pouvais me retrouver avec un bénéfice de 300.000 F mais là c’est plus le cas. » a expliqué Privael, commerçant. Mais alors, cette hausse du coût de la vie,est-elle une façon de tuer les populations qui peinent déjà à vivre?
C’est la question que l’on se pose au regard des prix qui ne cessent de grimper, et plus récemment encore, des nombreuses taxes qui font leur entrée lentement mais sûrement dans la vie de tous les jours. «En ce début d’années 2026, mes recettes sont juste suffisantes pour couvrir les charges indispensables et assurer la survie de mon activité. Avec les nouvelles taxes et l’instabilité du marché cette année sera très difficile pour nous. »déplore Privael. La vie chère est réelle et le peuple ne peut plus vivre décemment. Une meilleure politique publique pourrait permettre d’alléger le quotidien des gabonais dans les quatres coins du pays.








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