Gabon : les malvoyants et aveugles déplorent le manque d’inclusion
À l’occasion de la Journée mondiale du braille, célébrée le 4 janvier, l’Association des Aveugles et Amblyopes du Gabon a tenu un point de presse le 5 janvier 2026. Placée sous le thème « L’inclusion des personnes déficientes visuelles ne se joue plus seulement sur le papier, mais au cœur de nos interfaces », cette rencontre a permis aux responsables de l’association de rappeler l’importance du braille, tout en dénonçant les nombreux obstacles qui freinent encore leur pleine intégration dans la société gabonaise.
Le braille demeure un moyen essentiel d’accès à l’information, à la lecture et à l’apprentissage pour les personnes aveugles et malvoyantes. Il garantit leur participation active à la vie sociale. Pourtant, face aux insuffisances persistantes, l’association a tenu à interpeller les autorités sur la nécessité de prendre réellement en compte ce système d’écriture tactile.« Le braille n’est pas un privilège, mais un droit fondamental», a martelé Arlette Nadia Mengue Bibang, présidente de l’Association des Aveugles et Amblyopes du Gabon.
Le braille, un droit encore inaccessible aux malvoyants et aveugles au Gabon
Le constat dressé par la présidente est alarmant. Selon elle, les personnes aveugles et malvoyantes restent largement laissées pour compte. « Au Gabon, trop d’enfants déficients visuels sont privés de manuels scolaires en braille, et trop d’adultes font face à des obstacles majeurs en matière d’emploi et d’accès à l’information », a-t-elle déploré. Un cri d’alarme qui appelle une réaction urgente des plus hautes autorités afin d’améliorer les conditions de vie de cette frange de la population.
Il convient de rappeler qu’au Gabon, le taux de déficience visuelle est estimé à 23,8 %, incluant les personnes aveugles et malvoyantes. Selon les données publiées en 2024 par le Programme national de lutte contre la cécité et la malvoyance du ministère de la Santé et des Affaires sociales, le pays compte environ 48 000 personnes concernées. Face à cette réalité, un changement de paradigme s’impose afin de renforcer les mécanismes d’inclusion et de garantir une meilleure prise en charge des personnes déficientes visuelles.









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