Gabon : les éclaircissements de la Communauté Musulmane sur un conflit foncier à Akanda

Loin des caricatures de spoliation, l’affaire de la parcelle n°1/402 à Akanda oppose aujourd’hui la légalité républicaine à une occupation illégale instrumentalisée. Le Conseil supérieur des affaires islamiques au Gabon (CSAIG) sort du silence pour clarifier ses intentions : privilégier le dialogue social sans renoncer à ses droits fonciers.
Le 11 février 2026, le CSAIG a franchi une étape décisive en saisissant le procureur de la République. L’objectif est clair : obtenir la cessation des troubles et l’expulsion des squatters qui occupent indûment le titre foncier n°19595. Actuellement, près de 80 personnes s’approprient 80 % de cet espace communautaire en violation flagrante du droit de propriété.
Pourtant, la communauté musulmane rejette toute brutalité. Elle propose une approche humaine et pragmatique notamment un recensement des occupants actuelsn des rencontres de médiation pour expliquer les enjeux et des sessions encadrées des espaces occupés via des coûts sociaux forfaitaires.
Cette volonté de conciliation se heurte malheureusement à la résistance d’un noyau dur d’individus, encouragés par des imams récalcitrants qui privilégient l’agitation à la paix sociale.
Fraude et usurpation : la justice saisie
Le dossier prend désormais une tournure pénale. Une plainte vise nommément le sieur Michel Moudaba, chef présumé des squatters, devant le doyen des juges d’instruction. Les chefs d’accusation sont lourds : faux, usage de faux et usurpation de titre.
Selon plusieurs sources, ce collectif restreint ne se contente pas d’occuper le terrain ; certains membres revendraient illégalement des parcelles à des sujets étrangers, ajoutant ainsi l’escroquerie à la fraude initiale.
Preuve que la cohabitation légale est possible, la parcelle abrite un commissariat de police. Contrairement aux squatters, l’institution s’est installée après un appel régulier de la communauté, respectant ainsi scrupuleusement les procédures administratives.
Un projet d’intérêt général pour tous les Gabonais
Le blocage de ce terrain ne pénalise pas seulement une confession religieuse, mais l’ensemble de la société. Le CSAIG projette d’y édifier des infrastructures structurantes notamment une université, un jardin d’enfants et un centre hospitalier et une clinique.
Ces équipements visent l’intérêt général et non une élite. En freinant ces travaux, les contestataires privent la commune d’Akanda de services sociaux et éducatifs essentiels.
Halte à la personnalisation du conflit
La communauté musulmane dénonce avec fermeté les attaques personnelles contre son chef, Abdu Razzaq Guy Kambongo. Victime de campagnes de dénigrement et de propos injurieux, ce dernier rappelle une évidence juridique : cette parcelle n’est pas son bien propre, mais le patrimoine de la communauté.
Le Secrétariat exécutif pilote désormais l’ensemble des actions judiciaires. Au sein même de la communauté, la lassitude gagne les fidèles, écœurés par la stratégie de délation de certains coreligionnaires en disgrâce qui tentent de manipuler l’opinion pour des intérêts personnels.








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