Gabon : les aires de jeux, une solution partielle à la problématique de l’oisiveté des jeunes ?
Dans le Grand Libreville, les aires de jeux ne se font plus rare. D’Owendo à Akanda en passant par Libreville des espaces ont été aménagés pour servir à la jeunesse, qui était livrée à elle-même. Seulement, leur efficacité est remise en question face à la recrudescence des cas de violence et d’errement dans lesquels plusieurs jeunes continuent d’être les acteurs principaux.
Pensés par les dirigeants pour occuper l’esprit et créer des vocations aux jeunes qui s’adonnaient à toutes sortes de vices, les aires de jeux de Nzeng-ayong, du lycée Léon Mba, d’Acaé, PK7 et prochainement du PK11 ont vu le jour dès 2025. Si les premiers jours ont permis d’attirer le public cible,le constat aujourd’hui est autre. Toute chose qui interroge sur l’impact de ces espaces dans le quotidien de ces nombreux gabonais.
Comment occuper la jeunesse à terme ?
Pas une semaine ne passe sans que des histoires dans lesquelles des jeunes compatriotes sont aux premiers rangs, ne défilent sur la toile. Vol, viol. Braquage, bagarre à l’arme blanche, il y en a pour tous les genres. Pourtant en mettant ces aires à dispositions de la jeunesse, ils devaient pouvoir s’y dépenser physiquement. Et pour d’autres y trouver de nouvelles passions.L’objectif était de tenir la jeunesse loin des maux qui minent son âme et inverser la courbe des violences.
Il semblerait que les autorités aient parié le plus de gain sur une carte qui n’aurait pas su répondre aux attentes. Il serait temps de penser autrement afin de trouver la meilleure solution devant cette problématique de l’oisiveté chez les jeunes. Dans un contexte marqué par le chômage des jeunes, la précarité et le décrochage scolaire, les aires de jeux apparaissent comme une réponse partielle, voire symbolique, à un problème profond.
L’oisiveté ne se limite pas à l’absence d’espaces ludiques, mais renvoie à un déficit d’opportunités éducatives, sportives et professionnelles. Il faudrait penser aussi à des centres socioculturels, formations, activités sportives encadrées et politiques d’insertion. Sans ces leviers complémentaires, les aires de jeux, aussi utiles soient-elles, risquent de rester des solutions insuffisantes face aux défis sociaux auxquels fait face la jeunesse gabonaise.









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