Gabon : les agents du secteur de la santé en attente de la commission tripartite
Les agents du secteur de la santé regroupés au sein du collectif « Urgences Santé » expriment leur mécontentement face à l’absence de réponses concrètes à leurs revendications et à l’attente prolongée de la mise en place d’une commission annoncée par les autorités. En effet, contactés par Gabon Media Time, ces derniers dénoncent une situation qu’ils jugent de plus en plus difficile, marquée par un sentiment de marginalisation et de manque de reconnaissance de leurs conditions de travail.
Selon les responsables du mouvement, la base estimée à 3 813 adhérents serait désormais prête à passer à une nouvelle étape de mobilisation. Dans les communications internes diffusées au sein du collectif, il est question d’une stratégie progressive de pression appelée « lundis noirs », qui consiste à porter des vêtements noirs chaque lundi dans les structures sanitaires, accompagnée de rassemblements symboliques et de la diffusion d’images sur les réseaux sociaux. Une démarche présentée comme une phase d’avertissement destinée à interpeller les autorités avant un éventuel durcissement du mouvement.
Une mobilisation structurée et assumée par le collectif Urgences Santé
Pour le collectif, cette démarche n’a rien de spontané, mais elle résulte d’une organisation interne rigoureuse et d’une consultation de la base. A ce propos, les responsables insistent sur la nécessité d’une unité d’action, estimant que la force du mouvement repose sur l’engagement réel des agents sur le terrain et leur capacité à agir de manière coordonnée. Ils appellent ainsi à dépasser le cadre des protestations numériques pour investir les espaces professionnels avec des actions visibles et pacifiques. « Chers collègues, le moment est venu de nous lever ensemble pour exiger le règlement de nos situations administratives et trouver des solutions aux nombreux problèmes qui minent notre ministère», souligne le collectif.
Bien qu’aucune grève n’ait encore été officiellement annoncée, le silence des autorités continue d’alimenter les inquiétudes. « À ce jour, aucune commission tripartite n’a été mise en place. Le ministère semble ignorer la situation, malgré les instructions du Chef de l’État », confie un membre. Faute de réponses satisfaisantes, le mouvement pourrait évoluer vers une grève générale illimitée. Face à cette situation, les regards sont désormais tournés vers le ministre de tutelle, le Pr. Elsa Josephine Ayo épse Bivigou.









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