Gabon : les activités extractives en léger recul de 0,7 % au 2ème trimestre 2025
Au cœur des dynamiques économiques gabonaises, la Direction générale de l’économie et de la politique fiscale a récemment publié sa Note de conjoncture. Un document qui révèle que les activités extractives ont enregistré un léger recul de 0,7 % au deuxième trimestre 2025. Cette performance mitigée est en grande partie attribuée au secteur pétrolier, qui a connu une baisse de 1,2 %.
Sur les six premiers mois de l’année, la production totale des secteurs extractifs a fléchi de 2,6 %, impactée par des contre-performances à travers les trois segments principaux : pétrole, manganèse et gaz naturel. Ces chiffres mettent en lumière un malaise sous-jacent dans le secteur qui appelle à des réflexions et des stratégies adaptées.
Des performances contrastés dans le secteur extractif
En ce qui concerne la production pétrolière, l’indice a enregistré une nouvelle baisse de 1,2 % au terme du deuxième trimestre. Cette chute est largement imputable à des perturbations techniques, notamment la rupture d’un câble électrique, des opérations de maintenance sur les installations, et un déclin naturel des champs matures. En comparaison avec l’année précédente, la baisse s’atténue légèrement à 0,8 %, insufflant un sentiment d’espoir parmi les opérateurs qui demeurent optimistes quant à l’atteinte des objectifs de production établis en début d’année.
Du côté du manganèse, la production nationale est restée quasi stable avec une légère augmentation de 0,2 %. Cependant, cette stagnation cache des réalités plus complexes, telles que la vétusté des installations de Ndjolé, un arrêt technique de deux semaines, ainsi qu’un mouvement social sur le site de Franceville. Pour le premier semestre, l’indice du manganèse affiche une baisse plus marquée de 7,8 %, conséquence des défis techniques et des dynamiques sociales défavorables, combinées à une demande en légère baisse.
Sur une note plus positive, la production de gaz naturel commercialisé a enregistré une hausse de 3,4 % au deuxième trimestre, portée par une demande robustement orientée et une diminution des incidents techniques. Cependant, le semestre reste en recul de 4,7 %, principalement à cause de dysfonctionnements touchant l’équipement de surface, posant ainsi des questions sur la pérennité de la production.
En somme, avec des défis importants à relever, le secteur extractif gabonais montre des signes de résilience malgré un environnement économique difficile. Les acteurs de l’industrie devront collaborer étroitement pour naviguer ces turbulences et garantir un avenir durable et compétitif à ce secteur vital pour l’économie du pays.









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