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Gabon : l’Eglise évangélique pour une application stricte de la justice sur les criminels !

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La question de l’application juste de la justice était au cœur d’une messe célébrée à l’Eglise évangélique du Gabon (EEG). Dans un discours empreint de sagesse spirituelle, les croyants de cette église ont exigé que la justice s’applique à tous les criminels. Un propos tenu devant la résurgence de disparitions et de crimes dits rituels dans le pays.

Pour l’église qui est la première mission à s’installer au Gabon en 1842, c’est un message franc et sincère. Dans un long message public,devant ses fidèles, le Révérend Rostand Essono Ella, a exprimé son indignation après la découverte du corps du jeune garçon Cameron Ngueba Loko retrouvé sans vie. Un drame qui, selon lui, révèle une crise morale et sécuritaire profonde. «Le sang des victimes versé crie vers Dieu», a lancé le pasteur, estimant que nul individu ne doit ôter la vie arbitrairement et que la dignité humaine exige une réponse pénale et sociale renforcée. 

L’église veut une tolérance zéro et des actions publiques coordonnées

Pour l’EEG, il est urgent que l’État mette en œuvre des mesures fermes. L’église demande notamment une enquête transparente et la poursuite sans complaisance des commanditaires et acteurs de ces crimes.Le pasteur Rostand Essono Ella a aussi pointé du doigt les pratiques fétichistes et les dérives occultes comme des freins au progrès et à la sécurité publique.«Ces pratiques demeurent un handicap énorme pour la construction de la sécurité publique», a insisté le Rvd Rostand Essono Ella.

Il a prié pour les victimes et appelé à la solidarité nationale, tout en demandant aux autorités d’utiliser tous les moyens d’État pour endiguer ces phénomènes.«L’Église Évangile du Gabon reste convaincue que les pratiques fétichistes, obscurantistes et ludiques sont d’une époque révolue, rétrograde et primitive sont aux antipodes du progrès et du développement», a-t-il déclaré. 

Dans son intervention, l’EEG souligne le rôle moral et civique de la communauté religieuse: alerter, sensibiliser, éduquer et proposer des solutions. Le pasteur a rappelé que les instruments juridiques internationaux et nationaux, de la Déclaration universelle des droits de l’homme aux lois gabonaises sur les crimes, sont le socle d’une réponse légale et humaine. L’église réclame zéro tolérance pour les criminels et la restauration de la confiance pour les familles des victimes.

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