Gabon : le FDS interpelle l’Assemblée nationale sur l’urgence sociale
Reçu en audience par le président de l’Assemblée nationale, Régis Onanga Ndiaye, le Front démocratique socialiste (FDS) a placé la question sociale au cœur de ses préoccupations. Par la voix de son président, Anges Kevin Nzigou, le parti appelle à une mobilisation urgente des députés face à la dégradation du pouvoir d’achat et à la précarisation croissante des ménages gabonais.
Dans un contexte marqué par une pression accrue sur le coût de la vie, le Front démocratique socialiste (FDS) a choisi de porter un message clair à la représentation nationale. À l’issue de son audience avec le président de l’Assemblée nationale ce jeudi 19 mars 2026, son président, Anges Kevin Nzigou, a insisté sur la nécessité de replacer les préoccupations sociales au centre de l’action publique.
« Nous souhaitons que l’Assemblée nationale soit véritablement la maison du peuple, qu’elle porte les préoccupations du quotidien et qu’elle apporte des solutions concrètes aux difficultés des Gabonais », a-t-il déclaré, à l’issue des échanges.
Le pouvoir d’achat au cœur des inquiétudes
Au cœur du plaidoyer du FDS, la dégradation du pouvoir d’achat constitue une ligne de fracture majeure. Le parti pointe notamment les conséquences directes de certaines décisions économiques sur les conditions de vie des populations, en particulier sur les produits de première nécessité.
Anges Kevin Nzigou a ainsi dénoncé les effets de la suppression de subventions sur la farine, estimant que cette mesure contribue à renchérir le coût du pain, aliment de base pour de nombreux ménages. « Lorsque l’on retire des subventions de l’ordre de 2 milliards de FCFA, cela se traduit inévitablement par une hausse du prix du pain. Or, dans un pays où les populations souffrent déjà, ces décisions aggravent leur situation », a-t-il alerté.
Pour le FDS, ces choix économiques doivent être réévalués à l’aune de leur impact social, dans un contexte où une partie croissante de la population fait face à des difficultés quotidiennes.
Une interpellation directe des députés
Au-delà du diagnostic, le parti appelle à une prise de responsabilité des élus. Pour son président, il appartient désormais à l’Assemblée nationale d’intégrer pleinement les enjeux sociaux dans son agenda législatif. « Les députés doivent faire du social une priorité. Les lois qui sont votées doivent permettre d’alléger le quotidien des Gabonais et non de l’alourdir », a-t-il insisté, appelant à une législation davantage orientée vers la protection des plus vulnérables.
Cette interpellation intervient dans un contexte où les attentes vis-à-vis des institutions restent particulièrement élevées, notamment sur les questions liées à la vie chère, à l’emploi et aux conditions de vie.
Entre alerte sociale et exigence d’action
À travers cette démarche, le Front démocratique socialiste entend se positionner comme un acteur attentif aux réalités sociales et engagé dans la défense des intérêts des populations. Mais au-delà des déclarations, la question demeure celle de la traduction concrète de ces préoccupations dans l’action publique.
Alors que les tensions sociales s’accentuent, l’Assemblée nationale est désormais attendue sur sa capacité à répondre à cette urgence sociale, à travers des mesures législatives adaptées et des décisions susceptibles d’améliorer durablement le quotidien des Gabonais.










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