Gabon : le député Émane Oke appelle les enseignants à la responsabilité pour l’avenir des enfants

Face à la crise qui secoue le secteur éducatif gabonais et le spectre de l’année blanche qui plane sur le pays, des voix s’élèvent pour appeler au sens de la responsabilité des enseignants. Parmi celles-ci, le député du premier siège de la commune de Port-Gentil, Émane Oke qui a adressé une Lettre ouverte au corps enseignant afin de susciter un sursaut patriotique. L’élu rappelle qu’il observe au quotidien « le dévouement pour la jeunesse de Port-Gentil » d’un corps enseignant confronté à de multiples difficultés.
Reconnaissant sans détour la légitimité des revendications, Émane Oke admet que celles-ci portent sur « la régularisation des situations administratives, l’intégration des bénévoles ou l’amélioration des conditions de travail ». Selon lui, ces exigences traduisent « des décennies de promesses en attente ». Il insiste sur le fait que la « colère est entendue », la décrivant comme « le cri d’un corps professoral qui veut être respecté à sa juste valeur ». Toutefois, l’élu invite à considérer les évolutions récentes engagées par les autorités.
Des avancées concrètes
Le député met en avant plusieurs actes « concrets », citant notamment « un calendrier de mise en œuvre précis dévoilé le 2 février 2026 » ainsi que la signature d’« un protocole d’accord historique avec des collectifs comme SOS Éducation ». Il évoque également la mise en place de « commissions tripartites (…) à pied d’œuvre » pour traiter les aspects financiers et juridiques. Pour Émane Oke, « il ne s’agit plus de vagues promesses, mais d’un processus déjà enclenché », tout en rappelant que « les maux de trente ans ne s’effacent pas en une semaine ».
Sur cette base, le parlementaire lance « un appel solennel » à la reprise immédiate des cours. « Chaque jour de grève supplémentaire est une hypothèque sur l’avenir de nos enfants », avertit-il, exhortant à « sauver l’année scolaire ». Assurant qu’une reprise n’équivaut pas à un renoncement aux droits, il promet de « suivre personnellement l’exécution des promesses gouvernementales » et conclut en plaidant pour que « l’école gabonaise redevienne un sanctuaire de savoir et non un terrain de conflit permanent ».










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