Gabon : le Code de la nationalité prochainement examiné au Parlement
La question de la nationalité, sujet ô combien sensible dans l’opinion publique gabonaise, devrait franchir une étape cruciale de son parcours législatif. Lors d’une conférence de presse animée ce mercredi 1er avril 2026, le gouvernement est sorti de son silence pour clarifier les zones d’ombre entourant la révision du Code de la nationalité en annonçant au passage son examen au Parlement avant sa ratification.
Face aux interrogations et aux débats passionnés qui animent la cité, le porte-parole du gouvernement, le Pr Charles Edgar Mombo, a tenu à rassurer sur la régularité de la démarche. Revenant sur l’ordonnance promulguée en février dernier et officiellement publiée le 26 mars, il a affirmé qu’à la lecture des faits, « la procédure a été respectée dans sa forme juridique ».
Cette mise au point vise à dissiper les soupçons d’irrégularité qui commençaient à poindre au sein de la société civile et de la classe politique. Pour l’exécutif, l’acte posé s’inscrit dans un cadre légal strict et transparent.
Le Parlement comme dernier rempart
L’annonce majeure de cette sortie médiatique réside dans la confirmation du rôle central que jouera le pouvoir législatif. le Pr Charles Edgar Mombo a insisté sur le fait que le texte n’est pas encore gravé dans le marbre. « Cette ordonnance passera forcément par les deux chambres du Parlement pour possibilité de modifications. C’est seulement après ce passage que la loi devra être ratifiée. », a-t-il déclaré.
Cette étape parlementaire offre ainsi une opportunité de débat contradictoire, permettant aux députés et sénateurs d’amender, de corriger ou d’enrichir le texte initial.
Ni précipitation, ni passage en force
En conclusion, le porte-parole a balayé d’un revers de main les accusations de célérité excessive. Selon lui, il n’existe aucune « volonté de forcer le passage ». Le gouvernement soutient que le calendrier actuel « obéit au schéma tel que le veut la Constitution ».
Le sort du nouveau Code de la nationalité repose désormais entre les mains des élus du peuple. Les prochaines semaines au Parlement s’annoncent donc décisives pour définir les contours de l’appartenance à la nation gabonaise.









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