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Gabon : Le 5 c’est le 5, les enseignants en grève dans tout le pays ! 

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S’ils avaient été négligés, les enseignants ont joint la parole à l’acte. Ce lundi 5 janvier 2025, date de reprise des cours sur l’étendue du territoire national, le constat est implacable, c’est le silence total. Une scène qui décrit la colère du corps éducatif face aux nombreux silences obtenus en réponse aux revendications portées par les organisations syndicales à la fin du premier trimestre scolaire 2025-20026. 

Libreville, Ntoum, Makana, Mouila, Minvoul, Boucavele, la situation est la même depuis 8h ce lundi 5 janvier. Des élèves dans la cour ou pas du tout présents, rien ne va en cette reprise des classes. Écoles primaires ou secondaires, toutes sont fermées et n’entendent pas plier avant d’obtenir gain de cause. « Toutes les classes sont fermées, les enseignants sont en salle des professeurs, d’autres ne sont même pas venus», a rapporté un enseignant de l’hinterland. Une réaction au mot d’ordre lancé avant le départ pour les vacances dite «de Noel» et qui met en lumière la négligence du préavis de ces derniers au ministère de l’éducation nationale.

Mettre un blocus pour se faire entendre et obtenir des réponses 

Le 17 décembre dernier, les enseignants partaient en congé dans une rogne encore négligée et silencieuse. En effet, réunis au sein du mouvement SOS Éducation ont annoncé une suspension de toute activité jusqu’à nouvel ordre. Comme un sempiternel jeu de chat et de chien, les autorités en tête desquelles le ministère de l’éducation nationale ont semble-t-il pris cette alerte à la légère. Seulement, en face, la tension ne baisse pas d’un poil. 

Les revendications du corps éducatif sont aussi longues qu’un chapelet mais essentiel au bon fonctionnement de ce secteur. Au cœur de celles-ci, la dignité de l’enseignant bafouée, de meilleures conditions de travail, décrié depuis de belles lurettes, la régularisation des situations administratives et financières, ainsi que les effectifs pléthoriques rendant difficile le travail. Des problèmes que plusieurs syndicats n’ont de cesse de décrier depuis sans amélioration aucune.

Comme une odeur d’année blanche… 

Si rien n’est fait, l’année scolaire 2025-2026 risquerait de s’achever sur le goût amer d’une année blanche. Pourtant, ce serait l’occasion pour les deux parties impliquées dans cette grève qui touche tout le pays, de mettre un terme à ce problème dans lequel de nombreux enseignants ont laissé leur vie. Toute chose que les enseignants attendent, un dialogue réel et franc au sortir duquel des consensus en vue de mettre une trêve à cette problématique sont attendus. 

Dans ce schéma, ce ne sont pas juste des fonctionnaires qui refusent de travailler, ce sont aussi des milliers d’enfants qui subissent les dommages collatéraux de cette grève. Doit-on sacrifier cette année scolaire pour tout remettre à plat une bonne fois pour toute? Désormais, la balle est dans le camp des autorités. 

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