Gabon : l’association Murim pour le rayonnement du « Gabon vert » !
Lors d’une conférence de presse animée ce vendredi 3 avril 2026 à la Société d’incubation numérique du Gabon (Sing), Edith Masssounga Delanglade, Présidente de l’Association MURIM, a exposé une feuille de route ambitieuse pour transformer le secteur agricole gabonais. En appui au Plan de Croissance et de Développement (PNCD 2026-2030), l’organisation appelle à une réforme structurelle profonde, centrée sur la sécurité sanitaire et l’indépendance productive.
Le secteur agricole gabonais est, plus que jamais, à la croisée des chemins. C’est, en substance, le message porté par Edith Masssounga Delanglade, Chevalier de l’Ordre du Mérite, qui a fait le plaidoyer d’un engagement opportun pour le secteur agricole. À ce propos, l’Association pour le développement agricole MURIM, qu’elle préside, s’est positionnée comme un partenaire stratégique de la vision portée par le Chef de l’État,. Brice Clotaire Oligui Nguema. Le but étant de « redonner la dignité aux Gabonais » par la terre.
Le triptyque de la sécurité sanitaire : Laboratoires et Biosécurité
Pour l’association MURIM, la réussite du projet national avicole et la pérennité du cheptel reposent sur la création d’infrastructures de contrôle de pointe. D’ailleurs, l’association préconise l’opérationnalisation immédiate de trois piliers de veille sanitaire. Tout d’abord, établir un laboratoire national vétérinaire qui va permettre un diagnostic précoce des maladies animales, capable de prévenir des décimations foudroyantes. Ensuite, un laboratoire de bromatologie.
Cet dispositif est crucial pour contrôler la qualité de l’aliment bétail et prévenir les risques de mycotoxines. Enfin, construire un laboratoire de contrôle des pesticides. Lequel vise à maîtriser les résidus chimiques dans les végétaux et lutter contre l’augmentation inquiétante des cancers du foie et du côlon au Gabon. L’association n’a pas manqué de souligner l’absence de provenderies publiques. Pour produire les 60 000 tonnes de poulets visées, le pays doit générer près de 100 000 tonnes d’aliments.
Murim pour un retour sur le terrain !
Lors de cette conférence de presse, Edith Masssounga Delanglade a également proposé l’installation d’unités de fabrication dans chaque province pour transformer localement le maïs, le soja et le manioc. Cette décentralisation permettrait, selon les estimations de l’association, de sortir près de 100 000 personnes de la précarité. « L’agriculture, ce n’est pas dans les bureaux, c’est le terrain ! », a martelé la Présidente. Un rappel idoine à l’heure où l’agriculture semble transformer en bureaucratie.

L’association Murim appelle à l’instauration de campagnes agricoles annuelles pour mobiliser la nation et collecter des données statistiques fiables. Cela devrait emporter la mise à disposition progressive des terres dans les Zones Agricoles à Hautes Productions (ZAP) et une utilisation plus rationnelle du parc de tracteurs existant. Sur le plan financier, l’État devrait se porter caution-garantie auprès des banques pour les agriculteurs. Plus encore, Murim exhorte les autorités à tendre vers les recommandations de Maputo et Malabo.
Lesquelles visent à consacrer 10 % du budget national à l’agriculture soit environ 400 milliards de FCFA, contre les 22 milliards actuels. En liant l’agriculture à la santé et au sport, l’association rappelle que 70 % des cancers et la hausse du diabète sont liés à la qualité de l’assiette. Donc investir dans une production saine et locale, permettra inéluctablement au Gabon de protéger son capital humain. L’association MURIM se dit prête à contractualiser avec le ministère de l’Agriculture pour l’encadrement des producteurs.










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