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Gabon : l’association Maghanga Ma Nzambe en croisade pour la protection de l’Iboga

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Depuis le 25 février 2026, l’Association Nationale Maghanga Ma Nzambe (ANMN) parcourt le Gabon. Cette tournée de sensibilisation nationale vise à consolider les acquis de la récente Conférence internationale sur l’Iboga et à structurer la défense d’un patrimoine forestier et spirituel de plus en plus convoité.

Le Gabon, terre de biodiversité et de traditions ancestrales, voit ses acteurs de terrain se mobiliser pour protéger l’un de ses trésors les plus précieux : l’Iboga. Fondée il y a à peine trois ans, le 17 février 2023, l’association Maghanga Ma Nzambe s’est imposée comme un rempart essentiel pour la préservation du Rite Bwete Missôko. Aujourd’hui, elle passe à la vitesse supérieure en allant à la rencontre des communautés locales.

Un leadership affirmé sur la scène internationale

Cette tournée nationale fait suite à un événement majeur : la Conférence sur l’Iboga et l’Ibogaïne, tenue à Libreville les 12 et 13 janvier derniers. Organisée par Americans For Ibogaïne (AFI), cette rencontre a réuni chercheurs, institutions et praticiens traditionnels.

La délégation de l’ANMN, accompagnée du président de BOTF-Gabon, y a joué un rôle de premier plan. En cosignant « L’appel à l’action de Libreville », l’association a réaffirmé que le Gabon doit rester le maître d’œuvre de la gouvernance et de la valorisation de cette plante.

Entre tradition sacrée et avancées scientifiques

Le défi de Maghanga Ma Nzambe est double : protéger le rite traditionnel tout en s’ouvrant à la modernité. L’Ibogaïne, principe actif de la plante, suscite un intérêt thérapeutique mondial croissant, notamment pour le traitement des addictions.

L’association travaille désormais sur plusieurs fronts notamment lutter contre les pratiques dégradantes et garantir un cadre légal pour l’exercice du rite; protéger les essences végétales nécessaires à la médecine traditionnelle, conformément à l’article 4 de ses statuts et encourager une collaboration structurée entre l’État, les chercheurs et les gardiens du temple. « Le Gabon doit consolider son leadership dans la recherche et la valorisation responsable de l’Iboga », souligne l’organisation, rappelant que la sensibilisation est le levier majeur d’une exploitation durable.

Moins de trois ans après sa création, l’ANMN affiche des résultats notables. La structuration des temples et la reconnaissance institutionnelle croissante témoignent d’une adhésion forte des populations. Cette tournée de sensibilisation est l’occasion de rappeler que l’Iboga n’est pas qu’une ressource économique, mais le pilier d’une identité culturelle qu’il convient de léguer intacte aux générations futures.

Henriette Lembet

Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...

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