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Gabon : l’ANBG rassure les étudiants transférés dans les universités privées malgré une dette de plus de 12 milliards FCFA

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Alors que les responsables des universités et grandes écoles privées menaçaient de renvoyer les étudiants transférés par l’État pour défaut de paiement, l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG) est sortie de son silence pour rassurer parents et étudiants. Selon les informations rapportées par le quotidien L’Uniondans son édition du mercredi 4 mars 2026, l’État gabonais devrait plus de 12,5 milliards de FCFA aux établissements privés partenaires.

L’inquiétude était montée d’un cran ces dernières semaines parmi les parents d’étudiants. Dans une déclaration rendue publique le 26 février 2026 à Libreville, le Conseil national des parents d’élèves du Gabon (CNPEG) avait alerté les pouvoirs publics sur la menace brandie par plusieurs établissements privés d’enseignement supérieur. Ces derniers évoquaient la possibilité de renvoyer les étudiants transférés par l’État pour non-paiement des frais de scolarité. Une situation liée à une dette estimée à plus de 12,5 milliards de francs CFA que l’État devrait aux universités et grandes écoles privées partenaires.

Plus de 7 200 étudiants concernés

Selon les données relayées par le quotidien L’Union dans sa parution du mercredi 4 mars 2026, cette créance est réclamée depuis plusieurs mois par les établissements regroupés au sein de la Conférence des grandes écoles universitaires du privé (CGEUP). La dette couvrirait notamment deux années académiques successives. Pour l’année 2023-2024, ce sont 3 155 étudiantsqui ont été orientés vers ces établissements privés. Pour l’année 2024-2025, le nombre est monté à 4 054 étudiants.

Au total, 7 209 étudiants boursiers et anciens boursiers seraient concernés par cette situation financière. Face à ces arriérés, certains promoteurs d’établissements avaient invité les parents à contribuer provisoirement aux frais de scolarité, le temps que l’État apure sa dette.

L’ANBG appelle au calme

Face à la montée des inquiétudes, l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG) a décidé de sortir de sa réserve. L’institution assure qu’il n’est nullement question d’exclure les étudiants concernés.

Pour l’agence, l’État honorera ses engagements financiers et les étudiants transférés dans les universités privées partenaires peuvent poursuivre leur cursus « sans crainte ». Des discussions seraient actuellement en cours entre l’ANBG et les établissements privés afin de trouver une solution durable.

Les négociations engagées entre l’agence et les responsables des grandes écoles devraient aboutir à la signature d’un moratoire d’apurement de la dette. Un accord qui permettrait de stabiliser la situation et d’éviter toute perturbation du parcours académique des étudiants concernés.

Les bourses à l’étranger également en cours de régularisation

Concernant les arriérés de bourses des étudiants gabonais en France, l’ANBG indique également que les ressources financières nécessaires sont désormais disponibles. L’agence envisage de procéder au paiement de deux mois de bourse dans les prochains jours, les deux autres mois devant être réglés « dans les meilleurs délais ».

Dans un contexte où la question du financement de l’enseignement supérieur reste un enjeu majeur, cette situation met une nouvelle fois en lumière la dépendance croissante du système universitaire gabonais vis-à-vis des établissements privés partenaires

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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