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Gabon : la réforme de la formation des enseignants confrontée à des lenteurs d’application

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Lancée en février 2025 comme un levier majeur de transformation du système éducatif, la réforme de la formation des enseignants peine encore à produire des effets concrets. Réuni autour du Vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault, l’exécutif a engagé une évaluation approfondie afin de corriger les dysfonctionnements et relancer sa mise en œuvre.

Présentée comme un chantier prioritaire pour moderniser l’école gabonaise, la réforme du système de formation des enseignants se heurte aujourd’hui à des difficultés opérationnelles. C’est ce constat qui a conduit le Vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault, à présider une séance de travail réunissant plusieurs membres de l’exécutif concernés par ce dossier stratégique.

Au cœur des échanges, l’évaluation du fonctionnement des structures mises en place dans le cadre de cette réforme, notamment l’Institut de Formation de l’Enseignement Technique et Professionnel (IFNTP, ex-ENSET), l’Institut de Formation aux Métiers de l’Éducation (IFME, ex-ENS) ainsi que l’Université des Sciences de l’Éducation.

Une réforme ambitieuse freinée par des contraintes opérationnelles

L’ambition affichée par les autorités est claire : professionnaliser davantage la fonction enseignante, améliorer la qualité de la formation initiale et continue, et rehausser le niveau global du système éducatif.

Toutefois, plus d’un an après son lancement, la réforme peine à se traduire sur le terrain. Plusieurs insuffisances ont été relevées, notamment dans l’application des textes réglementaires et dans la coordination entre les différentes structures impliquées. Ces difficultés ont contribué à installer une certaine confusion dans la mise en œuvre des dispositifs, ralentissant ainsi la montée en puissance des institutions concernées et retardant l’atteinte des objectifs fixés.

Le gouvernement appelle à une meilleure coordination

Face à ces constats, Hermann Immongault a insisté sur la nécessité d’une action concertée et cohérente. Il a notamment appelé à une lecture uniforme des ordonnances encadrant les nouvelles structures, afin d’éviter toute interprétation divergente.

Dans cette perspective, une commission de travail a été mise en place. Sa mission sera d’analyser les dysfonctionnements observés et de proposer des solutions concrètes, rapidement applicables. Les conclusions de ce groupe de travail sont attendues dans les tout prochains jours et feront l’objet d’un rapport détaillé qui sera transmis au président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, pour arbitrage.

Remettre la réforme sur les rails

À travers cette démarche, le gouvernement entend relancer une réforme jugée essentielle pour l’avenir du système éducatif gabonais. L’enjeu est de taille : bâtir un corps enseignant mieux formé, plus performant et capable de répondre aux exigences d’une école moderne.

Dans un contexte où l’éducation constitue un pilier du développement durable, la réussite de cette réforme apparaît comme un impératif stratégique pour le Gabon.

Henriette Lembet

Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...

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