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Gabon : la marche contre la candidature de Mounguengui étouffée par la Police !

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La manifestation pacifique initiée par plusieurs acteurs du sport roi au Gabon en vue de contester la nouvelle candidature de Pierre-Alain Mounguengui à la présidence de la Fédération gabonaise de football (Fegafoot) a été avortée par une intervention musclée des Forces de police nationale (FPN), ce vendredi 3 avril 2026. Le ministère de l’intérieur et de la sécurité aurait justifié sa décision forte par l’absence de quitus. Un argumentaire que les initiateurs balaient d’un revers de la main. 

Initialement prévue pour dénoncer une gouvernance jugée « désuète » et « illégale », la marche du Salut a été stoppée dès son entame. Le motif invoqué par les autorités compétentes est l’absence d’autorisation du ministère de l’Intérieur. Une justification peu convaincante pour les organisateurs qui énoncent le principe du silence administratif valant accord après 72 heures sans réponse. Face au déploiement sécuritaire, les leaders du mouvement ont choisi la voie de la sagesse en demandant la dispersion des troupes.

Un parti pris envers Mounguengui ?

Sur fond de désolation, les leaders dudit mouvement pacifique ont fait le réquisitoire d’une gestion illogique d’une situation de plein droit. À ce propos, le Dr. Alex Nguema Edou, candidat évincé de la course à la présidence de la Fegafoot, a fustigé des « manigances occultes ». Selon ce dernier, cette situation serait ponctuée d’une manipulation du processus électoral. Ce dernier appelle le ministre de tutelle à prendre ses responsabilités juridiques pour mettre fin à cette « cacophonie » à 15 jours du scrutin.

S’il n’a pas manqué d’affirmer sans sourciller que « Il n’y aura pas élection », la réalité semble prendre toute autre voie. Conscient de la possibilité de contournement de la clameur populaire par des passerelles inavouées, Rémy Ebanega, ancien international a mis en exergue la dimension sociale et morale. Pour le président de l’ANFPG, l’enjeu dépasse le terrain pour toucher à l’éthique et à la protection de la jeunesse. Dans la même veine, Parfait Ndong, n’a pas mâché ses mots. 

L’ancienne gloire d’Azingo a d’ailleurs qualifié la candidature de Pierre Alain Mounguengui de « crime contre la jeunesse ».  Reconverti éducateur sportif, Parfait Ndong a rappelé le passif judiciaire du président sortant et l’incohérence d’une fédération qui organiserait des élections sans être elle-même en règle administrative. Un élément révélé récemment par le ministère des Sports. Pour ces derniers, malgré les promesses de retrait en 2022 et un séjour en détention, le candidat unique à ce jour, à sa succession, serait un danger à écarter à tout prix.

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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