Gabon : la magistrature interdite aux naturalisés de première génération !
La promulgation, le 26 février 2026, du nouveau Code de la nationalité gabonaise est à l’origine d’une psychose dans l’organisation de la haute fonction publique et des corps souverains de l’État. Au cœur des débats, l’Article 58 qui instaure une période de réserve stricte pour les nouveaux citoyens. Ces derniers étant désormais interdits d’embrasser une carrière de magistrat durant les 25 années suivant la naturalisation ou l’attribution.
L’esprit de cette disposition législative du nouveau Code de la nationalité gabonaise repose sur le concept de « première génération ». L’interdiction explicite aux personnes naturalisées ou ayant acquis la nationalité d’exercer la profession de Magistrat conduit à comprendre que le législateur gabonais établit une distinction entre la jouissance des droits civiques et l’exercice de la puissance publique judiciaire. Cette restriction se voit ici codifiée avec une rigueur accrue.
La magistrature, un corps réservé aux gabonais autochtones ?
L’objectif affiché est de garantir que ceux qui rendent la justice au nom du peuple gabonais possèdent un lien d’allégeance historique et culturel inaltérable avec la Nation. Bien que l’Article 58 pose le principe de l’interdiction, l’analyse combinée des textes organiques suggère que cette incapacité s’étend sur une durée de 25 ans suivant l’acte de naturalisation. Ce délai de carence est conçu comme une phase d’assimilation et d’observation.
Pour faire clair, durant cette période, le citoyen naturalisé bénéficie de la protection de l’État et de la majorité des droits civils. Cependant le siège de magistrat, symbole de l’arbitrage des libertés et de l’application de la loi, lui demeure malheureusement fermé. À cela s’ajoute l’interdiction aux fonctions de commandement dans les forces de Défense et de Sécurité. Par cette ordonnance, le Gabon réaffirme une doctrine de préférence nationale aux postes de haute responsabilité.









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