Gabon : La construction de 25 000 logements sociaux des cheminots confiée au Congo !
Le Gabon a officiellement confié à l’expertise congolaise la construction de 25 000 logements sociaux destinés aux cheminots. L’annonce a été faite mardi 10 février 2026 par le ministère des travaux publics congolais, et constitue un pas supplémentaire vers le renforcement de la coopération entre Libreville et Kinshasa. Cependant ce choix soulève aussi des interrogations sur la politique économique intérieure du pays.
Lors d’une rencontre avec le ministre congolais des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza Lunda, la délégation gabonaise conduite par l’ambassadrice Joséphine Patricia Ntyam-Eya a confirmé le lancement imminent du projet baptisé « Un Cheminot, Un Toit ». Une initiative inscrite dans la coopération sud-sud qui la construction 1 000 logements pour la première phase. Le but final étant d’atteindre un total de 25 000 logements sociaux d’ici à 2028.
Les cheminots bientôt à l’abri sûr !
Président du Comité de pilotage dudit projet, Stanislas Ngongue, technicien à la SETRAG s’est montré rassurant sur les effets positifs de cette initiative. « C’est très beau. Nous allons les accompagner du début jusqu’à la livraison finale. ». Sur la question de se tourner vers une entreprise subsaharienne, l’ambassadrice du Gabon en RDC a indiqué que l’État gabonais place « sa confiance en l’expertise de la RDC ». Même son de cloche chez Setrag.
En effet, Séverin Ndécalé, contrôleur financier au sein de ladite société s’est montré catégorique sur l’intérêt d’une telle démarche avant-gardiste. Et ce, en évoquant avant tout un « challenge panafricain ». Pourtant, à Libreville ce pari sur le voisin congolais interroge. Étant donné que dès ses premiers mois de gestion, Brice Clotaire Oligui Nguema avait martelé que les marchés publics, notamment les travaux d’infrastructures, devaient prioritairement revenir aux entrepreneurs gabonais.
D’ailleurs, en 2023, le président de la République avait même réservé les contrats inférieurs à 150 millions de FCFA aux PME locales. L’objectif était d’assurer l’implémentation de la « gabonisation » de l’économie et la fin de la prédation extérieure. Pourquoi avoir écarté les entreprises nationales ? Manque de capacité à réaliser un chantier de cette taille dans les délais impartis ? Coût plus compétitif ou s’agit-il d’un calcul diplomatique pour renforcer les liens avec Kinshasa sous Félix Tshisekedi ? Des réponses sont attendues.









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