Gabon : la CIPREF ouvre ses travaux à Essassa autour de l’intelligence artificielle
La Conférence internationale de la presse francophone (CIPREF) a officiellement lancé ses travaux ce mercredi 21 janvier 2026 à l’Université Internationale Berthe et Jean, à Essassa, dans la commune de Ntoum. Placée sous le thème « L’impact de l’intelligence artificielle sur les médias », cette rencontre de haut niveau réunit, durant quatre jours, journalistes, universitaires, experts du numérique et décideurs publics autour des mutations profondes du journalisme à l’ère de l’IA.
C’est dans une atmosphère à la fois solennelle et studieuse que s’est ouverte cette grand-messe de la presse francophone. La cérémonie a débuté par un moment de recueillement en hommage à un confrère disparu la veille de l’événement, rappelant avec gravité la dimension humaine et solidaire du métier de journaliste.
Une ouverture marquée par une forte présence institutionnelle
Les travaux se sont ouverts en présence de plusieurs personnalités de premier plan, notamment le ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, la mairesse de la commune de Ntoum, Zéphirine Etotowa Ntoutoume, l’ambassadeur de France au Gabon, Fabrice Mauriès, ainsi que le président du comité d’organisation de la CIPREF, Désiré Ename. Des délégations venues de plusieurs pays francophones prennent également part aux échanges.
Souhaitant la bienvenue aux participants, la mairesse de Ntoum s’est félicitée du choix porté sur sa commune pour accueillir un événement d’envergure internationale. Elle a souligné les enjeux liés à l’essor rapide de l’intelligence artificielle. « Si l’intelligence artificielle offre des perspectives remarquables en matière d’innovation et d’accès à l’information, elle comporte aussi des risques réels. À Ntoum, nous croyons à un progrès technologique maîtrisé, inclusif et porteur de sens », a-t-elle déclaré.
Intelligence artificielle : entre opportunité et régulation
Prenant la parole à son tour, le ministre de la Communication et des Médias a appelé à une approche équilibrée face aux bouleversements induits par l’IA dans l’écosystème médiatique. « L’avenir des médias ne peut être pensé sans l’intelligence artificielle. Mais il ne saurait être construit sans responsabilité ni régulation », a-t-il affirmé, exprimant le souhait que la CIPREF débouche sur des recommandations concrètes à destination des pouvoirs publics et des professionnels des médias.
Pour Désiré Ename, président du comité d’organisation, la CIPREF se veut avant tout un espace de réflexion collective et prospective. « Cette conférence est une invitation à réinventer notre métier sans le renier, à bâtir une presse francophone crédible, forte et tournée vers l’avenir », a-t-il souligné, appelant à la lucidité, à l’audace et à la fraternité professionnelle.
Représentant la fondatrice de l’Université Internationale Berthe et Jean, Ulrich Kamwa, directeur général de l’Institut supérieur de gestion et d’économie appliquée, a rappelé l’engagement de l’institution universitaire. « Nous croyons que la formation, la recherche et l’innovation doivent accompagner les transformations numériques pour servir le progrès humain et le développement durable », a-t-il déclaré.
Des ateliers pour penser l’avenir du journalisme
La seconde phase de cette première journée a été consacrée à des ateliers thématiques animés par des experts internationaux. Les échanges ont porté sur les opportunités et les menaces de l’intelligence artificielle pour le journalisme francophone, mais aussi sur l’initiation pratique aux outils d’IA appliqués aux médias. Des discussions nourries, interactives et concrètes, qui ont permis de poser les bases d’une réflexion éthique indispensable à la crédibilité et à la survie de la presse à l’ère numérique.
Pendant quatre jours, la CIPREF ambitionne ainsi de faire d’Essassa un véritable laboratoire d’idées pour une presse francophone plus innovante, responsable et résiliente face aux défis technologiques contemporains.








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