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Gabon : la bande à Blaise Louembé et Angélique Ngoma sommée de quitter le «directoire du PDG» par Ali Bongo

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Dans une correspondance datée du 20 février 2026 depuis Paris, Ali Bongo Ondimba adresse une mise en demeure à Blaise Louembé, Angélique Ngoma et aux membres du directoire du Parti Démocratique Gabonais. L’ancien président du parti leur enjoint de libérer « volontairement et sans délai » la direction qu’il estime occupée illégalement depuis le 7 mars 2024, faute de quoi des poursuites judiciaires seront engagées.

La crise interne au PDG franchit un nouveau cap. Dans un document estampillé « Mise en demeure avant poursuites judiciaires », Ali Bongo Ondimba réaffirme sa qualité de président élu du parti depuis le congrès de juillet 2009, se fondant sur les statuts révisés du 12 mars 2022. Il conteste la légitimité du directoire mis en place le 7 mars 2024, qu’il qualifie d’« usurpation illégale », estimant que les conditions statutaires d’accession aux fonctions dirigeantes n’ont pas été respectées.

Un « pseudo-congrès » déclaré nul

L’ancien chef de l’État remet également en cause le congrès du 30 janvier 2025, qu’il considère frappé de « nullité absolue ». Selon lui, les modalités de convocation et de tenue prévues par les statuts n’auraient pas été respectées. Il invoque le principe juridique « Quod nullum est, nullum producit effectum » pour affirmer l’inexistence des actes issus de cette instance.

Au-delà des arguments statutaires, Ali Bongo Ondimba reproche au directoire une gestion politique ayant conduit à la débâcle électorale des législatives et locales de septembre et octobre 2025. Il évoque notamment le retrait de recours devant la Cour constitutionnelle et des accords de désistement conclus au second tour, qu’il juge contraires aux intérêts du parti.

Quinze jours pour se conformer

Dans sa mise en demeure, Ali Bongo exige, sous quinze jours, la démission des dirigeants contestés, la restitution des locaux et biens du parti, ainsi que la cessation de toute activité au nom du PDG. À défaut, il annonce la saisine des juridictions compétentes, évoquant des actions pénales et civiles.

Il affirme toutefois privilégier une solution amiable « dans un esprit de Dialogue, Tolérance, Paix », reprenant la devise historique du parti. Une copie du courrier a été adressée au ministre de l’Intérieur. Cette initiative ouvre une nouvelle séquence judiciaire et politique au sein du PDG, dans un contexte de recomposition du paysage partisan gabonais depuis le 30 août 2023.

Morel Mondjo Mouega

Titulaire d'une Licence en droit, l'écriture et la lecture sont une passion que je mets au quotidien au profit des rédactions de Gabon Media Time depuis son lancement le 4 juillet 2016 et de GMTme depuis septembre 2019. Rédacteur en chef

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