Gabon : hommage national à Cameron Ngueba
La dépouille de Pascal Cameron Ngueba Loko, âgé de 13 ans, a été exposée ce vendredi 9 janvier 2026 au gymnase d’Oloumi, à Libreville. Une cérémonie d’hommage national marquée par une vive émotion, en présence des parents, amis, camarades de classe et de nombreux anonymes venus saluer une dernière fois la mémoire de ce jeune garçon, dont la disparition brutale a profondément bouleversé l’opinion publique.
Dans une atmosphère lourde de tristesse, l’émotion était palpable sur tous les visages. Vêtus, pour certains, de t-shirts à l’effigie du jeune Cameron, des proches peinaient à retenir leurs larmes. Le silence, parfois rompu par des sanglots, traduisait la douleur collective face à la perte de cet enfant arraché trop tôt à l’affection des siens. « Cameron s’en est allé », murmuraient certains, encore sous le choc.
Un dernier adieu empreint de recueillement
La cérémonie a été marquée par le passage de la délégation de l’Association des parents d’élèves du lycée Mohammed Arrissani, suivie des élèves du même établissement. Un moment particulièrement émouvant a été l’hommage rendu par son meilleur ami, Emane Ndong, qui a adressé un message poignant à celui qu’il considérait comme un frère.
« Cameron, étoile au front déjà brillant, ton nom résonne dans nos cœurs tremblants. Sur les bancs de l’école, tu traçais l’avenir, mais la violence t’a volé ton sourire. Ton départ soudain nous laisse désemparés, mais dans chaque livre, chaque cahier, ton rêve continue d’exister. Repose en paix, brillant élève », a-t-il exprimé.
L’hymne du lycée, entonné par les élèves, a également profondément touché l’assistance, arrachant des larmes à de nombreux participants et renforçant le climat de recueillement qui a accompagné cette cérémonie. Solidarité et appels à une prise de conscience collective
Plusieurs associations ont tenu à témoigner leur solidarité à la famille éplorée. Le président de l’association Plus Jamais Ça (PJC), Fortuné Edou, a exprimé son indignation face à cette perte tragique. « La mort de Cameron ne doit pas être un simple fait divers, elle doit susciter quelque chose de plus profond en nous. Mettre un enfant au monde, c’est penser à son immortalité. Le plus douloureux, c’est que les enquêtes ne donnent pas encore de réponses pour apaiser les familles », a-t-il martelé.
De son côté, Naïma Bekouré, présidente de l’association Les Ailes de Brides, a réaffirmé son soutien indéfectible à la famille de Cameron, soulignant le devoir de solidarité nationale. « Nous sommes au cœur de cette disparition tragique. Cet hommage à Cameron est avant tout notre devoir, en tant que citoyens gabonais, de rester proches de la famille et de les soutenir dans cette épreuve douloureuse », a-t-elle souligné. Un dernier hommage chargé d’émotion pour dire adieu à Pascal Cameron Ngueba Loko.









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