Gabon : Haresse Kengue appelle à remettre le social au cœur de l’action publique
Face à la multiplication des mouvements de grève et à une tension sociale perceptible dans plusieurs secteurs, la femme politique Haresse Kengue a livré, le 15 janvier 2026 sur Facebook, une analyse sans détour. Elle invite les plus hautes autorités à recentrer leurs priorités sur les urgences sociales, condition sine qua non, selon elle, au bon fonctionnement de l’État et à la stabilité nationale.
Dans une publication largement relayée sur les réseaux sociaux, Haresse Kengue dresse le constat d’un pays traversé par une colère sociale diffuse, marquée par des grèves à répétition dans l’administration et les services publics. Un climat qu’elle juge révélateur d’un malaise plus profond, lié à l’insuffisante prise en compte des préoccupations quotidiennes des populations.
Une alerte sur la montée de la colère sociale
« Grève à gauche, grève à droite : la colère sociale s’exprime partout », écrit-elle, estimant que cette situation impose un réajustement clair des priorités de l’exécutif. Pour l’actrice politique, tant que les questions sociales ne seront pas placées au centre de l’agenda national, les réformes structurelles et les investissements matériels risquent de produire des effets limités, voire contre-productifs.
Cette sortie intervient dans un contexte où plusieurs secteurs clés – éducation, santé, administrations publiques – sont secoués par des revendications liées aux salaires, aux conditions de travail et au coût de la vie, alimentant un sentiment d’exaspération au sein de la population.
« On ne bâtit pas un pays sur des murs »
Dans son message, Haresse Kengue oppose clairement les investissements matériels aux urgences humaines. « Construire des bâtiments, c’est important, mais répondre aux urgences sociales l’est encore davantage », affirme-t-elle, avant de conclure : « On ne bâtit pas un pays solide sur des murs, mais sur le bien-être de sa population. »
Un propos qui fait écho aux critiques récurrentes adressées à certaines politiques publiques perçues comme trop axées sur les infrastructures, au détriment de l’amélioration immédiate des conditions de vie.
Le social comme socle de la stabilité nationale
Pour la femme politique, le « temps du social » est désormais arrivé. Elle rappelle que cette notion recouvre des réalités très concrètes : « une éducation accessible et de qualité, un système de santé digne, un panier de la ménagère abordable, et des conditions de vie décentes pour tous ».
Au-delà d’une simple prise de position personnelle, cette déclaration s’inscrit dans un débat national plus large sur l’équilibre entre investissements structurels et réponses sociales immédiates. Un débat d’autant plus sensible que la stabilité sociale apparaît aujourd’hui comme un facteur déterminant pour la réussite des réformes engagées et la crédibilité de l’action publique.
Dans un climat marqué par l’attente et l’impatience, l’appel de Haresse Kengue résonne comme une interpellation directe : sans réponse forte aux urgences sociales, le risque est grand de voir la contestation s’installer durablement au cœur de la vie publique gabonaise.









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