A La UneDerniers articlesECONOMIE

Gabon : Genmin accélère sur Baniaka et vise 10 millions de tonnes dès 2030

Ecouter l'article

Reçu par le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, le Directeur des relations gouvernementales de REMINAC, Thierry Makando, a fait le point sur l’avancement du projet de mine de fer de Baniaka. Porté par le groupe australien Genmin, le gisement doit entrer en production fin 2026, avec une montée en puissance progressive jusqu’à 10 millions de tonnes par an à l’horizon 2030.

Le projet de Baniaka s’impose désormais comme l’un des dossiers miniers stratégiques du Gabon. Lors de l’audience accordée par le Vice-Président du Gouvernement, les discussions ont porté sur l’état d’avancement des travaux et le calendrier de mise en production.

Implanté au Gabon depuis 2012, le groupe Genmin confirme son ambition : démarrer l’exploitation du gisement d’ici la fin de l’année 2026.

Une ambition industrielle structurée

Selon les projections communiquées, la première phase d’exploitation permettra d’atteindre une production annuelle de 5 millions de tonnes de minerai de fer. Mais l’objectif affiché est plus ambitieux : porter cette capacité à 10 millions de tonnes par an à partir de 2030.

Cette montée en régime traduit la volonté du groupe de positionner Baniaka comme un acteur majeur du fer en Afrique centrale, dans un contexte international marqué par une demande soutenue en matières premières destinées à l’industrie sidérurgique.

La visite annoncée en avril prochain du Conseil d’administration de Genmin, conduit par son président Greg Lilleyman, s’inscrit dans cette dynamique. Elle permettra de présenter aux autorités gabonaises l’état d’avancement du chantier et de consolider le partenariat institutionnel autour du projet.

REMINAC en interface stratégique

En première ligne sur le dialogue institutionnel, REMINAC joue un rôle central dans l’interface entre l’investisseur et l’État. Thierry Makando s’est félicité du soutien des autorités, notamment en matière d’employabilité nationale.

Le projet emploie actuellement 120 salariés gabonais. À terme, environ 700 emplois directs sont attendus, auxquels s’ajouteraient un volume équivalent d’emplois indirects liés à la sous-traitance, au transport et aux services connexes.

Un levier pour la diversification minière

Au-delà des volumes annoncés, Baniaka constitue un test grandeur nature pour la stratégie nationale de diversification et de valorisation des ressources naturelles. La perspective d’une production de 10 millions de tonnes à l’horizon 2030 pourrait repositionner le Gabon sur l’échiquier régional du minerai de fer.

Reste désormais à traduire cette ambition industrielle en retombées durables : contenu local, infrastructures structurantes, formation de la main-d’œuvre et transformation accrue sur le territoire national. Avec Baniaka, Genmin et REMINAC jouent une carte majeure. Le défi sera de faire de cette exploitation minière un moteur de croissance pérenne pour l’économie gabonaise.

Morel Mondjo Mouega

Titulaire d'une Licence en droit, l'écriture et la lecture sont une passion que je mets au quotidien au profit des rédactions de Gabon Media Time depuis son lancement le 4 juillet 2016 et de GMTme depuis septembre 2019. Rédacteur en chef

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

GMT TV

Bouton retour en haut de la page