Gabon : fin de la mission du FMI à Libreville
Une équipe du Fonds Monétaire International (FMI), conduite par Aliona Cebotari, a clôturé le 6 mars 2026 une mission technique de dix jours dans la capitale gabonaise, Libreville. Cette visite s’inscrit dans un contexte délicat pour le Gabon et témoigne d’un dialogue essentiel entre les autorités de la Transition et les bailleurs de fonds internationaux.
L’un des principaux objectifs de cette mission était d’évaluer la santé macroéconomique du pays ainsi que d’examiner la mise en œuvre du Plan National de Développement de la Transition (PNDT).
Surveillance accrue des finances publiques
Durant son séjour, la délégation a eu l’opportunité de rencontrer les plus hauts responsables du pays, notamment le président Brice Clotaire Oligui Nguema, en plus des ministres de l’Économie et des Finances. Les discussions se sont concentrées sur la gestion de la dette publique, qui frôle les 70 % du PIB, ainsi que sur la nécessité d’assurer la stabilité des équilibres budgétaires.
Le FMI a salué les efforts déployés en matière de transparence grâce à l’instauration d’un nouveau système intégré de gestion (SIGFiP). Toutefois, il a souligné l’importance de poursuivre des politiques « prudentes » dans le but de sauvegarder la stabilité régionale.
Aliona Cebotari a fait savoir que « l’équipe du FMI a échangé avec les autorités sur l’évolution récente de la situation macroéconomique et des politiques publiques, ainsi que sur l’exécution du plan national de croissance et de développement. Les discussions ont mis en avant les avantages potentiels des réformes en cours, qui visent à améliorer la gestion des finances publiques et la bonne gouvernance, à favoriser un meilleur climat des affaires, et à lutter contre la corruption. »
Vers un nouveau programme avec le Gabon
Bien que cette mission ne mène pas à un accord de financement immédiat, elle pave la voie pour un éventuel programme d’aide soutenu par le FMI, qui pourrait inclure une Facilité Élargie de Crédit à l’avenir. Le Fonds a mis en exergue trois éléments essentiels pour regagner la confiance des marchés financiers notamment la lutte contre la corruption et l’amélioration de la gouvernance; le renforcement du climat des affaires afin d’attirer l’investissement privé et la diversification de l’économie, pour réduire la dépendance du pays aux revenus pétroliers.
Le dialogue avec les autorités gabonaises se poursuivra dès le mois prochain, lors des Réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale à Washington. Pour Libreville, l’enjeu est considérable : obtenir l’aval financier international nécessaire à la réalisation de vastes projets d’infrastructure tout en maintenant une trajectoire de dette raisonnable et durable.










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