Gabon : fermeture de Mindoubé, pertes d’eau de 70 %, le gouvernement et Suez lancent la contre-offensive

Reçu le mercredi 25 février 2026 par le Vice-Président du gouvernement Hermann Immongault, le Directeur général de SUEZ Internationale, François Doussin, a confirmé l’engagement du groupe dans la fermeture sécurisée des décharges de Mindoubé et d’Alenakiri, ainsi que dans la modernisation du service d’eau potable. Au cœur du partenariat : l’ouverture du Centre de Traitement et de Valorisation des Déchets (CTVD) de Nkoltang et la réhabilitation urgente des infrastructures hydrauliques.
La gestion des déchets et la crise de l’eau potable demeurent deux urgences structurelles du Grand Libreville. Mercredi 25 février, le Vice-Président du gouvernement, Hermann Immongault, a échangé avec une délégation de SUEZ Internationale conduite par son Directeur général, François Doussin.
Mindoubé et Alenakiri à saturation
Au centre des discussions : la fermeture progressive des décharges de Mindoubé et d’Alenakiri, aujourd’hui saturées et devenues des foyers critiques de pollution et de risques sanitaires.
Le gouvernement, en collaboration avec Suez, a opté pour une gestion sécurisée de ces sites, avec un transfert progressif des ordures vers le nouveau Centre de Traitement et de Valorisation des Déchets (CTVD) en construction à Nkoltang.
Implanté sur 75 hectares, ce site de dimension supérieure intégrera une plateforme de tri pour le recyclage, une unité de compostage pour les matières organiques et une capacité de traitement annoncée à 25 millions de tonnes par an, en réponse aux 600 à 900 tonnes de déchets produits quotidiennement par l’agglomération de Libreville.
« Nous sommes pleinement mobilisés pour que le site de Mindoubé soit fermé et sécurisé, parallèlement à l’ouverture du nouveau centre », a indiqué le représentant de Suez.
Dès la mise en service du CTVD, prévue courant 2026, des travaux de sécurisation et de réhabilitation seront engagés sur l’ancienne décharge afin d’éliminer tout risque environnemental.
Eau potable : priorité à la réhabilitation
Au-delà des déchets, Suez s’engage également sur le front de l’eau potable. Le partenariat prévoit une amélioration du service à Libreville et dans plusieurs localités sur une durée de cinq ans.
Selon les données évoquées, les pertes en eau seraient estimées entre 70 % et 80 % du débit destiné aux ménages, en raison de fuites et d’installations vétustes. La priorité ne sera pas la construction immédiate de nouvelles usines, mais la réhabilitation des infrastructures existantes.
En partenariat avec la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon, quatorze actions sont envisagées, couvrant la production, le transport, la distribution, la gestion clientèle et le transfert de compétences.
Un chantier stratégique pour le PNCD
Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD), qui fait de l’assainissement urbain et de l’accès à l’eau potable des priorités stratégiques.
La réussite de ce partenariat sera scrutée de près par les populations, confrontées quotidiennement aux coupures d’eau et aux décharges à ciel ouvert.
Entre urgence environnementale et crise hydraulique persistante, le défi est clair : passer des annonces aux résultats tangibles sur le terrain.








PNCD
o1
Idenfication social
demande sensembiliser continuité quotiennement appuyez effort acccompagnement évaluant personnes suscitement moyenner attribuez accord contribuez paiement nécessitant inclusion empêchement génèrent stabilité démocratie social Recensement