Gabon-Etats-Unis : vers la signature d’une lettre d’intention pour une meilleure gestion de l’Iboga
Du 13 au 14 janvier 2026 s’est tenue à Libreville, la Conférence internationale sur l’Iboga et l’Ibogaïne sous le thème « L’Iboga, racine du Gabon, source d’avenir durable ». Au terme de cette rencontre qui a vu la présence de plusieurs participants notamment des scientifiques, des élus, des dogmes et des gardiens de la tradition, on retient que le Gabon et les États-Unis s’acheminent vers la signature d’une lettre d’intention visant à renforcer la coopération bilatérale autour de la gestion, de la valorisation et de la protection de l’Iboga.
C’est sous l’égide du ministère des Eaux et Forêts, de l’Environnement et du Climat que s’est déroulé deux jours durants l’iboga a été au centre des réflexions. Selon les autorités gabonaises, cette démarche traduit la volonté du pays de reprendre pleinement le contrôle stratégique de cette ressource emblématique, tout en l’inscrivant dans une dynamique de partenariat responsable. L’objectif affiché est de garantir une exploitation équitable, respectueuse des communautés locales, des savoirs ancestraux et de la biodiversité, tout en répondant à l’intérêt croissant de la communauté scientifique internationale.
L’Iboga, une plante sacrée au potentiel mondial
L’Iboga est une plante endémique du bassin du Congo, profondément enracinée dans les traditions spirituelles et culturelles gabonaises, notamment au sein du rite Bwiti. Utilisée depuis des siècles à des fins initiatiques, médicinales et thérapeutiques, elle est aujourd’hui reconnue pour les propriétés de l’ibogaïne, un de ses principes actifs, étudié pour son potentiel dans le traitement des addictions et de certains troubles psychiques.
À travers cette future lettre d’intention avec les États-Unis, le Gabon ambitionne de poser les bases d’un cadre éthique, juridique et scientifique rigoureux autour de l’Iboga. Il s’agit de faire de cette plante un levier de développement durable, tout en évitant la biopiraterie et les exploitations abusives. En se positionnant comme chef de file d’une gestion souveraine de l’Iboga sur la scène internationale, le Gabon entend défendre à la fois son patrimoine culturel, ses intérêts nationaux et sa responsabilité environnementale.









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