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Gabon : EPG condamne les arrestations de Simon Ndong Edzo et Marcel Libama et exige leur libération

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Ce mardi 20 janvier 2026, le parti politique Ensemble pour le Gabon (EPG), dirigé par Alain Claude Bilie-By-Nze, a publié un communiqué condamnant les récentes arrestations de deux dirigeants syndicaux, Simon Ndong Edzo et Marcel Libama. Ces interpellations, jugées injustifiées par cette formation politique, traduisent, selon elle, une atteinte aux libertés fondamentales et compromettent le climat social du pays.

En effet, c’est avec une vive préoccupation que EPG a tenu à exprimer sa désapprobation face à ces arrestations qui interviennent après celles du journaliste Roland Olouba Oyabi et de Fernand Bob Mengome. Des actes qui, selon le parti de l’ancien premier ministre, constituent la preuve manifeste d’une dérive autoritaire qui menace l’État de droit dans le pays.  

Une violation de la liberté syndicale

Ainsi, le parti a rappelé non seulement que la Constitution garantit la liberté syndicale, ainsi que la liberté d’expression et de presse, mais aussi que les engagements internationaux pris par le Gabon auprès de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), protègent le droit de s’organiser et de défendre des revendications sociales sans craintes de répression.

Alain Claude Bilie-By-Nze a également précisé que « le statut de retraité ne constitue en aucune manière une extinction de la citoyenneté ou des libertés publiques ».  « Le soutien moral, intellectuel ou discursif à un mouvement social relève de l’exercice normal des libertés syndicales et citoyennes. », a-t-il martelé. Il a pour ce faire mis en garde contre une dérive juridique qui assimile ces soutiens à un trouble à l’ordre public, une dérive qu’il qualifie de dangereuse pour la démocratie.

Le communiqué souligne également la fragilité de la population, déjà affectée par une conjoncture économique difficile, marquée par l’augmentation du coût de la vie et l’essoufflement du dialogue social. « Dans un tel contexte, répondre aux revendications par la peur et l’intimidation aggrave la crise au lieu de la résoudre. », indique l’ancien candidat à la présidentielle. 

L’EPG appelle les autorités à mettre fin à cette gestion des conflits sociaux basée sur la répression et l’arrestation arbitraire, en déclarant que « La Terreur n’a pas sa place au Gabon. ». Le parti a solennellement exigé la libération immédiate de toutes les personnes arrêtées et un strict respect des libertés publiques.

Henriette Lembet

Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...

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