Gabon : Environnement et climat désormais rattaché aux Eaux et forêts
Le deuxième gouvernement de la Cinquième République, dévoilé ce 1er janvier 2026, s’inscrit dans une logique de continuité institutionnelle, avec le maintien du même nombre de départements ministériels. Au total, 29 personnalités sont appelées à conduire l’action publique, avec des jeux de chaises musicales, des sorties remarquées et l’entrée de nouveaux visages. Ce remaniement, voulu par le chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema, a pris en compte des considérations à la fois politiques, techniques et budgétaires. Parmi les changements notables figure l’évolution du ministère des Eaux et Forêts et du Conflit Homme-Faune, dont le périmètre d’action est désormais élargi.
Toujours confié à Maurice Ntossui Allogo, ce département voit ses attributions renforcées avec l’intégration des compétences liées à l’Environnement et au Climat. Jusque-là, ces questions relevaient d’un ministère distinct, dirigé par Mays Mouissi. En rattachant l’environnement et le climat aux Eaux et Forêts, le président de la République opère un choix stratégique qui vise à mieux articuler la gestion des ressources naturelles, la protection des écosystèmes et les impératifs de développement durable. Cette nouvelle configuration entend également répondre aux exigences internationales croissantes en matière de lutte contre le changement climatique et de préservation de la biodiversité.
Un recentrage stratégique et des économies de fonctionnement
La fusion des portefeuilles traduit aussi une volonté de rationalisation de l’action publique. En supprimant un département autonome, l’État espère réaliser des économies de fonctionnement, tout en gagnant en cohérence dans la conduite des politiques environnementales. La gestion durable des forêts, la lutte contre la déforestation, la préservation de la faune et l’adaptation aux effets du changement climatique sont désormais regroupées sous une même autorité, censée améliorer la coordination des actions et l’efficacité des décisions.
Ce réaménagement ministériel s’accompagne par ailleurs d’un redéploiement des compétences au sein du gouvernement. Mays Mouissi, précédemment en charge de l’Environnement et du Climat, a été nommé ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre. Un portefeuille stratégique à l’heure où les enjeux liés à l’urbanisation, à l’accès au logement et à l’aménagement du territoire figurent parmi les priorités nationales. Pour Maurice Ntossui Allogo, l’élargissement de ses attributions est un renforcement politique, mais aussi un défi opérationnel majeur, tant les questions environnementales et climatiques occupent une place centrale dans les choix de développement du Gabon.









GMT TV
[youtube-feed feed=2]