Gabon : dialogue social dans le pétrole, des avancées notables mais des lenteurs persistantes
Réunis autour du Vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault, les syndicats du secteur pétrolier ont présenté un bilan d’étape des négociations engagées depuis décembre 2025. Si des progrès sont enregistrés, notamment sur le cadre juridique, des retards subsistent dans l’application de certaines dispositions du Code des hydrocarbures.
Les organisations syndicales du secteur pétrolier ont fait, récemment, un point d’étape sur l’évolution des discussions engagées avec les autorités, à la suite du dépôt de leur préavis de grève en décembre 2025. Ces échanges s’inscrivent dans le cadre des travaux de la commission tripartite mise en place après les rencontres avec le Vice-président du Gouvernement et le Président de la République.
La première phase des travaux, consacrée à la définition du cadre juridique et à l’examen des différents types de contrats, notamment la mise en disponibilité et la prestation de service, a été jugée globalement satisfaisante par l’ensemble des parties prenantes.
Des avancées contrastées selon les opérateurs
En revanche, la deuxième phase, centrée sur l’application de la loi 20 du Code des hydrocarbures, connaît des ralentissements. Entamée il y a deux mois et initialement prévue pour s’achever le 21 mars, cette étape accuse des retards au sein de la commission tripartite.
Selon le bilan présenté par les syndicats, les progrès varient sensiblement d’une entreprise à l’autre. Certaines sociétés, qualifiées de « bons partenaires », ont d’ores et déjà finalisé cette phase. D’autres, considérées comme « partenaires intermédiaires », seraient en voie de finalisation. Enfin, une troisième catégorie d’entreprises, jugées « mauvais partenaires », accuse un retard notable, freinant l’avancement global des travaux.
Face à cette situation, les organisations syndicales ont sollicité une implication accrue des pouvoirs publics afin d’amener les entreprises les plus en retard à respecter leurs engagements, condition essentielle pour enclencher la troisième phase des discussions.
Le gouvernement appelle à accélérer le processus
Du côté du Gouvernement, le taux d’exécution de cette deuxième phase est estimé entre 75 % et 80 %, traduisant des avancées significatives malgré les difficultés observées. Prenant acte de ces progrès, Hermann Immongault a instruit le ministre du Pétrole ainsi que le président de la commission tripartite d’accélérer les travaux en vue de leur finalisation dans les meilleurs délais.
À l’issue de la rencontre, les différentes parties se sont accordées sur un calendrier précis. Les conclusions de cette deuxième phase devront être soumises au Vice-président du Gouvernement au plus tard le 10 avril 2026. Ce nouveau jalon traduit une volonté partagée de préserver le dialogue social et de faire aboutir des réformes structurantes pour un secteur pétrolier stratégique, au cœur de l’économie gabonaise.










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