Gabon : des enseignants formateurs réclament la clarification de leur situation administrative !
Les enseignants formateurs bénéficiaires de cinq promotions, 2014 à 2018, dans le cadre de la coopération Gabon-Maroc, ont décidé de sortir du silence plus de dix ans après. Dans une déclaration rendue publique recemment, ces professionnels dénoncent une situation administrative au sein de la Fonction publique qui demeure jusqu’à lors sans suite favorable. Dans le désarroi, ils appellent à une action des autorités afin de permettre à ces derniers de jouir pleinement de leur droit.
La coopération bilatérale entre les deux pays avait pour objectif de «constituer un vivier d’enseignants-formateurs qualifiés dans les secteurs industriel et tertiaire», expliquent- ils dans leur déclaration. L’objectif étant de renforcer les capacités des centres de formation professionnelle sur l’ensemble du territoire national. À l’issue de leur formation au royaume du Maroc, leur retour au Gabon aurait logiquement dû se traduire par une intégration directe dans l’administration publique. Or, ce n’est pas le cas.
Une attente qui s’éternise malgré les besoins
A celà s’ajoute le gel des recrutements intervenu entre 2015 et 2023 est venu compromettre ce processus. « La majorité d’entre nous est restée en attente, malgré nos qualifications et les besoins criants du système de formation professionnelle », déplorent-ils. L’arrivée du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) en 2023, avec l’annonce de la mise à disposition de 1 000 postes budgétaires pour combler le déficit d’enseignants, avait pourtant ravivé l’espoir. Leur ministère de tutelle, la Formation professionnelle, les avait alors recontactés pour relancer les dossiers d’intégration.
Cependant, en 2026, le constat demeure amer. « Après plus de dix années d’attente, nos situations administratives demeurent inchangées », indiquent les signataires, soulignant qu’ils n’ont toujours pas bénéficié de leurs mises en solde ni de leurs affectations. Une situation qu’ils jugent d’autant plus injuste qu’ils observent, depuis 2023, la mise en solde de stagiaires et la priorisation d’agents administratifs, au motif que leur attente serait plus longue.
Malgré de nombreuses démarches auprès de la Direction générale de la formation professionnelle, les enseignants affirment se heurter à un flou administratif. La mise en solde relèverait exclusivement de la Fonction publique, chargée d’établir les listes et les quotas mensuels. Face à ce qu’ils dénoncent comme une « opacité » dans la gestion de leur dossier, ils ont décidé de rendre leur combat public et interpellent les autorités compétentes pour une solution « juste, équitable et définitive ».








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