Gabon : Conditions de travail, salaires, infrastructures, la colère monte dans le secteur de la santé
Après le secteur de l’Éducation nationale, c’est désormais celui de la santé qui fait entendre sa voix. Le personnel médical et paramédical, regroupé au sein de la plateforme « Urgence Santé », a tenu une assemblée générale ce mercredi 14 janvier 2026 au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL). Une mobilisation en signe de ral-bol dans l’optique d’obtenir une amélioration des conditions de travail et, par ricochet, une meilleure qualité de prise en charge sanitaire des populations.
Cette rencontre a réuni des agents issus de toutes les catégories et grades professionnels, allant de la main-d’œuvre non permanente aux , en passant par les infirmiers, sages-femmes, brancardiers etc. Tous ont fait front commun autour de revendications urgentes, centrées principalement sur l’amélioration de leurs conditions de travail afin de garantir des soins de qualité aux malades.
Des revendications urgentes pour améliorer les conditions de travail et les soins
Parmi les principales doléances formulées figurent la régularisation immédiate des situations administratives, le paiement intégral des rappels de soldes, des arriérés et des primes, ainsi que la mise en œuvre effective des avancements automatiques. Le personnel réclame également le recrutement des diplômés issus des écoles de formation, afin de pallier le vieillissement progressif des effectifs dans les structures sanitaires.
Les agents ont par ailleurs insisté sur la nécessité de procéder aux mises en stage, d’intégrer les agents en attente de postes budgétaires et de prendre en compte la situation des agents admis à la retraite. Autant de points qui, selon eux, contribuent à la précarisation du secteur et à la démotivation du personnel soignant.
Au-delà des aspects administratifs et financiers, les membres de la plateforme « Urgence Santé » ont également dénoncé l’état des infrastructures sanitaires. « Nous voulons des structures de santé qui répondent aux normes de qualité et nous permettent de soigner avec dignité et professionnalisme », a déclaré Thierry Mba Nze, agent de santé publique cité par l’AGP. À l’issue de cette assemblée générale, il a été annoncé qu’un cahier des charges serait prochainement transmis à l’autorité de tutelle, marquant une étape importante dans le processus de régulation et de planification des activités. En attendant la réponse des pouvoirs publics, les organisateurs ont tenu à rassurer patients et partenaires sur la continuité des soins.








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