Gabon : Ciment, gaz, tôle… ces secteurs en souffrance au deuxième trimestre 2025
Au deuxième trimestre 2025, certaines industries de transformation affichent des signaux contrastés, globalement marqués par un essoufflement de l’activité. Selon la Direction générale de l’économie et de la politique fiscale (DGEPF), plusieurs filières clés telles que le ciment, le gaz industriels et les tôles ont enregistré des replis trimestriels, traduisant une demande moins dynamique dans un contexte économique encore fragile. Cette évolution tranche avec les performances parfois solides observées en début d’année, révélant la volatilité de ces branches industrielles.
Après une hausse notable au premier trimestre 2025 (+16,1 % pour les gaz industriels et +7,9 % pour les tôles), le deuxième trimestre se solde par des reculs significatifs (-4,8 % pour les gaz industriels et -14,1 % pour les tôles). Le ciment, de son côté, progresse faiblement (+0,8 %), bien en deçà de son rythme antérieur. Ces résultats traduisent un ralentissement de la demande, notamment publique et industrielle, malgré la poursuite de certains projets structurants.
Une reprise fragile malgré des performances semestrielles contrastées
Dans le détail, le secteur du ciment parvient à se maintenir grâce à la continuité de plusieurs chantiers d’infrastructures, notamment les routes en béton, les voiries urbaines et les cités administratives. Toutefois, cette progression trimestrielle modérée ne suffit pas à compenser le recul enregistré sur l’ensemble du premier semestre 2025, où l’activité affiche une baisse de 2,4 %, conséquence d’un affaiblissement progressif de la demande globale.
Les gaz industriels illustrent davantage ce contraste. Affectée au deuxième trimestre par la contraction des activités pétrolières et minières, la production recule, malgré une légère reprise observée dans les établissements hospitaliers. Néanmoins, sur l’ensemble du semestre, le secteur enregistre une forte hausse de 22,5 %, portée par une demande dynamique en début d’année. Les tôles suivent une trajectoire similaire, pénalisée par la baisse des commandes publiques et la concurrence du secteur informel, la production chute au deuxième trimestre, tout en affichant une progression semestrielle de 22,4 %. Ces performances confirment une reprise encore fragile, dépendante de la régularité de la demande et du soutien à l’industrie locale.









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