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Gabon : caution, frais des démarcheurs… obstacles infranchissables pour les locataires 

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A Libreville comme dans le reste du pays, les usagers font face à des difficultés insurmontables en matière d’accès au logement. Si trouver un logement relève du parcours du combattant, d’autres obstacles se présentent aux locataires : la caution et désormais les frais réclamés par des démarcheurs. Des coûts supplémentaires imposés aux locataires, avant de disposer des clés du domicile. 

Entre rareté des offres de logements décents et hausse constante des loyers, ces exigences financières supplémentaires pèsent lourd sur le budget des demandeurs. « On demande souvent l’équivalent d’un mois de loyer parfois deux pour la caution,le tout cumulé au mois de loyer », a expliqué un usager. Une situation qui asphyxie les finances d’une population déjà étranglée par l’inflation et la baisse du pouvoir d’achat. Le phénomène des démarcheurs est une autre réalité qui a émergé ces dernières années. Se présentant comme des agents immobiliers, ces derniers parcourent des rues à la recherche de logements à louer, avant de la proposer à de potentiels locataires, moyennant le versement de frais équivalant parfois à 100% du prix du loyer. 

Mais alors que dit le législateur ?

Il faut dire que si ces démarcheurs sont une solution désespérée pour les locataires, cette activité est loin d’être encadrée. Une situation qui engendre des abus, voire des escroqueries organisées. En ce qui concerne le versement de la caution, les bailleurs la présentent comme un moyen de se prémunir contre les impayés et les dégradations. Pour certains compatriotes en revanche, l’Etat devra prévoir des mesures de facilitation pour les personnes défavorisées. Le législateur encadre pourtant le contrat de bail à travers le décret N° 0095/PR/MBCP du 15/04/2021 fixant le régime des baux administratifs. Ils fixent par exemple le loyer des immeubles servant au logement des agents publics à 500.000FCFA TTC. 

Seulement, la caution, pourtant commune aux actions de locations de maisons, n’est pas définie. Une réalité qui constitue un frein pour certains et une rupture d’égalité dans l’accès au logement. Cette situation touche davantage les jeunes étudiants, débrouillards, ou des personnes actives du privé comme du public et qui disposent de revenus modestes. Ces derniers se retrouvent souvent obligés de louer des logements insalubres, dans des zones où pullulent l’insécurité et les risques d’éboulement. Réguler et encadrer ce secteur permettrait de restaurer la dignité de milliers de compatriotes. 

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