Gabon : Bounda Balonzi condamné à 4 ans de prison et 130 millions de Fcfa de dommages intérêts
Initialement attendu pour le 9 janvier 2026, le délibéré dans l’affaire opposant l’État gabonais à l’ancien ministre des Travaux publics, Léon Armel Bounda Balonzi, a finalement été rendu ce vendredi 16 janvier au Palais de justice de Libreville. Le Tribunal correctionnel spécialisé, qui l’avait jugé le 19 décembre dernier, l’a reconnu coupable de plusieurs infractions économiques et financières et l’a condamné à quatre ans d’emprisonnement, dont un avec sursis. À cette peine s’ajoutent une amende de cinq millions de francs CFA ainsi que le paiement de 130 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts au profit de l’État gabonais.
Poursuivi aux côtés de son coaccusé, Abdel Moussavou, l’ex-membre du gouvernement d’Ali Bongo Ondimba répondait notamment des faits de violation des procédures de passation des marchés publics, corruption passive, blanchiment des capitaux et association de malfaiteurs. Placé en détention préventive à la prison centrale de Libreville depuis septembre 2023, Léon Armel Bounda Balonzi avait vu son délibéré reporté une première fois.
Un verdict lourd aux conséquences financières et patrimoniales
Dans sa décision, le Tribunal correctionnel spécialisé a également reconnu Abdel Moussavou coupable de violation des procédures de passation des marchés publics, d’inexécution de marchés et d’association de malfaiteurs. Ce dernier a été condamné à vingt-quatre mois d’emprisonnement, dont dix-huit avec sursis, assortis d’une amende de deux millions de francs CFA. Sur le plan civil, la juridiction a reçu l’Agence judiciaire de l’État en sa constitution de partie civile et a condamné Léon Armel Bounda Balonzi à verser 130 millions de francs CFA de dommages et intérêts. Les deux condamnés devront en outre s’acquitter solidairement de la somme de 390,8 millions de francs CFA au titre de réparations financières.
Autre mesure marquante de ce verdict, l’ordonnance de confiscation de la maison appartenant à Léon Armel Bounda Balonzi, située à Fougamou, ainsi que la condamnation des deux prévenus aux dépens. Cette décision est un signal fort dans la lutte contre la corruption et les crimes économiques au Gabon, dans un contexte de volonté affichée de renforcement de la gouvernance et de la transparence dans la gestion des finances publiques.









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