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Gabon : Alain Simplice Boungoueres remis en liberté provisoire 

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Inculpé pour corruption passive et concussion présumées, l’ancien conseiller spécial du président de la République, Alain Simplice Boungoueres, a bénéficié d’une mise en liberté provisoire sous caution. Selon des informations rapportées par L’Union du vendredi 16 janvier 2026, une somme de 28 millions de FCFA a été versée à cet effet, sans pour autant mettre un terme aux poursuites judiciaires engagées à son encontre.

La justice gabonaise a ordonné, le 13 janvier dernier, la mise en liberté provisoire sous caution d’Alain Simplice Boungoueres, précédemment écroué à la prison centrale de Libreville. Cette décision, conforme aux dispositions du Code de procédure pénale, intervient alors que l’intéressé venait d’être inculpé par le parquet de la République pour des faits présumés de corruption passive et de concussion.

Une liberté provisoire strictement encadrée

Comme le rappelle L’Union, la mise en liberté sous caution constitue une mesure judiciaire permettant à un accusé de recouvrer provisoirement la liberté, sous réserve du versement d’une somme destinée à garantir sa représentation devant la justice. Dans le cas d’espèce, la caution fixée à 28 millions de FCFA n’éteint en rien l’action publique engagée contre l’ancien responsable politique. Les sources judiciaires citées précisent qu’Alain Simplice Boungoueres demeure à la disposition de la justice et peut être convoqué à tout moment pour comparaître devant la juridiction compétente.

Des soupçons de corruption liés à l’attribution de marchés

Selon les éléments relayés par L’Union, l’ancien conseiller spécial, par ailleurs ex-responsable du département des Travaux publics et Infrastructures, est soupçonné d’avoir perçu des sommes indues en contrepartie de son intervention présumée en faveur d’une entreprise chinoise. Les faits reprochés concerneraient l’obtention de marchés dans les secteurs minier, forestier et du BTP.

L’enquête évoque également l’implication d’un salarié de ladite société, identifié comme Guy-Marc Mbanda Obiang, lui aussi écroué à la maison d’arrêt de Libreville. Les investigations tendraient à démontrer l’existence de sollicitations financières répétées adressées à l’entreprise, au nom de l’ancien parlementaire.

Une affaire judiciaire loin d’être close

Âgé de 57 ans, opérateur économique connu et ancien candidat à l’élection présidentielle de 2025, Alain Simplice Boungoueres reste poursuivi sur le fondement des articles 127, 128, 133 et 134 du Code pénal, qui répriment les infractions de corruption et de concussion. Si la liberté provisoire lui a été accordée, le dossier demeure ouvert. Pour la justice, il s’agit désormais d’établir les responsabilités pénales dans une affaire qui s’inscrit dans un contexte plus large de lutte affichée contre les pratiques de corruption et les dérives dans l’attribution des marchés publics au Gabon.

Henriette Lembet

Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...

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