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Gabon : Adriella Lou gardée à vue pour diffamation sur « Émeraude » !

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L’enceinte de la Police Judiciaire (PJ) a servi de cadre, ces derniers jours, à une procédure mettant en exergue les limites de la liberté d’expression numérique. Adriella Flora Natesse Nou Zemblé, plus connue sous le pseudonyme d’Adriella Lou, a été placée en garde à vue suite à une plainte déposée par l’influenceuse « Émeraude» pour des faits présumés de diffamation et d’atteinte à l’honneur, rapporte L’Union.

Âgée de 36 ans et résidant dans le 3e arrondissement de la capitale, la mise en cause est poursuivie pour avoir diffusé, via la plateforme TikTok, des contenus jugés attentatoires à la considération de la plaignante. L’enquête préliminaire, diligentée par les services spécialisés, a révélé une hostilité répétée et délibérée à l’encontre de la victime.

Des preuves numériques irréfutables

Malgré une tentative de subduction de preuves par la suppression des publications litigieuses sur son compte, l’expertise technique des enquêteurs a permis la récupération et l’analyse des flux vidéos. Ces éléments matériels ont permis d’établir la matérialité des faits, confirmant une « fixation » psychologique et numérique de la prévenue sur l’influenceuse.

Aussi, lors de son audition, Adriella Lou est passée à table. Dans des aveux circonstanciés, la mise en cause a reconnu la paternité des propos incriminés. « C’était un choix personnel de la cibler », a-t-elle admis devant les officiers de police judiciaire. L’affaire prend désormais une tournure judiciaire stricte. Puisqu’au terme de sa garde à vue, la web-comédienne doit être présentée au parquet de Libreville. 

Cette dernière s’expose à des poursuites fondées sur les dispositions du Code pénal relatives à la cybercriminalité et à l’atteinte à l’intimité de la vie privée. Ce dossier, suivi de près par la communauté numérique gabonaise, rappelle que l’espace virtuel n’est point une zone d’anomie. La décision du juge d’instruction est désormais attendue pour déterminer si l’affaire fera l’objet d’une citation directe ou d’une instruction plus approfondie. Nous y reviendrons !

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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