Gabon : 52,7 milliards de prélèvements au profit des collectivités locales en 2026
Pour l’exercice budgétaire 2026, l’État prévoit de mobiliser 52,7 milliards de FCFA au profit des collectivités locales à travers les prélèvements opérés sur les recettes nationales. Cette enveloppe, inscrite au Chapitre 4 : Des prélèvements sur les recettes de la Loi de finances initiale 2026, traduit la volonté des pouvoirs publics de renforcer les capacités financières des communes et départements afin d’assurer le financement de leurs charges courantes et de leurs investissements de proximité. L’article 51 précise d’ailleurs que l’ensemble des ressources ainsi affectées est destiné à couvrir toutes les missions dévolues aux collectivités locales, confirmant leur rôle dans la gouvernance territoriale.
Dans le détail, l’article 52 de la loi établit la structure de ces prélèvements, en nette progression par rapport à 2025. Le total passe de 29,05 milliards de FCFA à 52,71 milliards de FCFA, soit une hausse de 81 %. Cette évolution est portée par plusieurs niches fiscales et parafiscales clairement identifiées. Parmi elles figurent notamment l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP), les mécanismes de péréquation entre collectivités, ainsi que diverses taxes économiques et foncières.
Des recettes diversifiées pour soutenir les budgets locaux
L’IRPP, y compris le précompte forestier, représente à lui seul 7,22 milliards de FCFA, en hausse de 219 % par rapport à 2025. La péréquation au profit des collectivités atteint 558 millions de FCFA, confirmant son rôle correcteur entre territoires. Autre levier majeur, les patentes, dont le rendement bondit à 10,42 milliards de FCFA, contre un peu plus de 2 milliards un an plus tôt, soit une progression de 404 %. À cela s’ajoute la Contribution foncière unique (CFU), estimée à 17,12 milliards de FCFA, en hausse de 64 %, traduisant l’importance croissante de la fiscalité foncière dans le financement local.
D’autres ressources viennent compléter ce dispositif, notamment les acomptes versés par les salariés (9,7 milliards de FCFA), la taxe sur les carburants (2,27 milliards de FCFA), la taxe sur les carrières (1,1 milliard de FCFA) ou encore les recettes issues de la vente de terrains communaux. En combinant ces différentes niches, l’État entend doter les collectivités locales de moyens plus stables et plus prévisibles, condition essentielle à l’amélioration des services publics de proximité et au financement des infrastructures locales en 2026.








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