Gabon : 4 syndics judiciaires désormais en fonction !
Le Palais de justice de Libreville a servi de cadre, le vendredi 6 février 2026, à la cérémonie de prestation de serment présidée par Christine Lebama, Présidente de chambre près la Cour d’appel judiciaire. Ce sont donc 4 syndics judiciaires en l’occurrence Moussirou Bouka, Élie Ango Noé Molière, Merven Timba et Théophane Fortunat Ngwoni qui ont juré de servir l’État avec probité et dévotion.
Mandataire de justice indépendant, le syndic joue un rôle pivot dans les procédures de redressement ou de liquidation judiciaire. Ce profil prisé dans l’organisation moderne de la justice est chargé de l’administration des biens, de la gestion des intérêts des créanciers et de l’accompagnement des entreprises en difficulté. Il va sans dire qu’il est un boulon indispensable à la manifestation de la justice.
Dr. Eddy Minang, en bon légaliste fait appliquer la loi !
Dans l’objectif de lever toute équivoque sur l’importance de cette prestation de serment, Eddy Minang, le Procureur général près la Cour, a rappelé que « la prestation de serment n’est ni symbolique ni accessoire. Elle constitue, au regard de la loi gabonaise et de l’Acte uniforme OHADA portant organisation des procédures collectives d’apurement du passif, une condition préalable et impérative à l’exercice de la fonction de syndic judiciaire. »
Selon le notre confrère La Presse Judiciaire, un accent particulier a été mis sur les obligations qui incombent désormais aux 4 syndics judiciaires. Il s’agit entre d’ouvrir des comptes séquestres dédiés, de tenir une comptabilité rigoureuse et transparente, de souscrire obligatoirement une assurance de responsabilité professionnelle. À cela s’ajoute l’obligation de soumettre au contrôle du juge-commissaire. Une collaboration franche donc qui doit reposer sur la probité.
À ce propos, Christine Lebama a invité les impétrants à « la crédibilité de la justice économique gabonaise repose en grande partie sur leur engagement sans faille ». C’est assurément un pas de genaf que vient de faire la justice gabonaise et par ricochet la Cour d’appel qui jouit dorénavant d’une équipe taillée à la tâche pour aider la Justice. Gageons que la responsabilité qui est la leur saura s’arrimer aux valeurs d’équité, traçabilité et moralité.









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