Derniers articlesSOCIETE

Gabon : 23% d’adultes atteints d’obésité en 2025 !

Ecouter l'article

Selon les données récentes du World Obesity Atlas 2025 publié par la World Obesity Federation, près d’un adulte sur quatre au Gabon souffre d’obésité. En 2025, l’étude révèle que 23 % de la population adulte présente un indice de masse corporelle (IMC) supérieur ou égal à 30 kg/m². Ainsi donc notre pays fait partie des États africains confrontés à une progression rapide de cette maladie.

À la lecture de ce rapport, il est aisé de comprendre que l’obésité ne se limite pas à un problème d’apparence. Bien au contraire cette pathologie constitue un danger pour la santé publique. Puisqu’elle multiplie les risques de développer des maladies graves et souvent mortelles. Parmi elles figurent le diabète de type 2, l’hypertension artérielle, les maladies cardiovasculaires telles l’infarctus ou l’AVC, certains cancers, l’apnée du sommeil.

Prendre du poids OK, obésité K-O

Selon les experts de la santé, les comorbidités susmentionnées réduiraient fortement l’espérance de vie en bonne santé et augmentent la mortalité prématurée. À noter que selon cet Atlas, les conséquences se font déjà sentir avec 732 décès prématurés qui ont été attribués à un IMC élevé. Ces pertes humaines démontrent, s’il le fallait encore, l’impact direct de l’obésité sur la population active et les familles. 

D’après plusieurs études et d’avis de nutritionnistes, la consommation croissante d’aliments ultra-transformés, riches en sucres et graisses, la sédentarité accrue en milieu urbain risquent d’aggraver la situation sans mesures fortes. Il faut foncer que les autorités sanitaires travaillent sur la promotion d’une alimentation équilibrée, l’encouragement à l’activité physique régulière, la régulation de la publicité sur les produits gras et sucrés 

Il est également possible d’ajouter le renforcement des programmes de dépistage et de prise en charge. Mais loin d’être alarmistes, il est judicieux de prendre au sérieux cette question. Car l’obésité n’est pas une fatalité, mais une maladie évitable et traitable. Agir dès aujourd’hui peut sauver des milliers de vies et alléger le fardeau sur le système de santé gabonais. Les actions concrètes sont très attendues pour amoindrir cette donnée.

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

GMT TV

[youtube-feed feed=2]
Bouton retour en haut de la page