Gabon : 1600 milliards de FCFA investis par la BAD en 10 ans
Au terme d’une mission de haut niveau effectuée dans la capitale gabonaise, la Banque africaine de développement (BAD) a livré un diagnostic exhaustif de sa coopération avec le Gabon. Selon les informations rapportées par le site Direct Infos Gabon, le bilan de la décennie 2015-2025 révèle une accélération financière inédite, tempérée toutefois par des lenteurs administratives persistantes.
Le chiffre donne le vertige : 1 600 milliards de FCFA. C’est l’enveloppe globale des financements approuvés par l’institution panafricaine en faveur du Gabon sur les dix dernières années. Ces ressources ont permis de soutenir 20 opérations stratégiques essentielles pour la diversification de l’économie, le développement des infrastructures et le renforcement du capital humain.
Le dynamisme de cette relation se lit surtout à travers l’explosion du portefeuille actif. En 2015, les engagements de la BAD ne s’élevaient qu’à 7,6 milliards de FCFA. En février 2026, ils atteignent 365,6 milliards de FCFA, soit une multiplication par 48 en une décennie.
Le projet Ndendé–Doussala sous haute surveillance
Au cœur de cette stratégie, l’axe routier Ndendé–Doussala (46 km) fait figure de projet vitrine. Doté d’un budget de 90,2 milliards de FCFA, grâce à l’appui conjoint de la BAD et de l’Africa Growing Together Fund, ce chantier est crucial pour l’intégration régionale.
Pourtant, c’est ici que le bât blesse. Malgré la disponibilité des fonds, la BAD tire la sonnette d’alarme : le taux de réalisation n’est que de 27 %, alors que plus de 60 % du délai contractuel est déjà consommé.
Le défi de l’exécution
Comme le souligne Direct Infos Gabon, ce décalage place désormais les projets sous une « vigilance accrue ». Si la capacité de mobilisation financière de l’État gabonais auprès de la BAD est indéniable, l’enjeu se déplace désormais sur le terrain de l’opérationnalité.
Pour l’institution, l’objectif est clair : transformer les milliards approuvés en infrastructures concrètes pour les populations, en surmontant les goulots d’étranglement qui freinent encore l’exécution des chantiers.










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