Gabon : 100 jours du gouvernement, les ministres sommés de dire ce qui est faisable, et ce qui ne l’est pas
Réuni ce mardi 3 février 2026, sous la présidence du vice-président du gouvernement Hermann Immongault, le Conseil interministériel consacré à la feuille de route des 100 jours marque une inflexion méthodologique assumée : accélérer l’action publique, mais surtout en rendre compte avec vérité, chiffres et délais à l’appui.
C’est dans la salle habituelle du ministère de la Défense nationale que s’est tenu ce Conseil interministériel stratégique, centré sur l’évaluation à mi-parcours des actions inscrites dans la feuille de route des 100 jours d’action du gouvernement. L’enjeu est clair : apprécier la pertinence des mesures retenues et leur cohérence avec les cadres structurants de l’action publique, notamment le Plan d’Action Gouvernementale (PAG), le Plan National de Croissance et de Développement (PNCD) et le projet de société du Chef de l’État, « Bâtissons l’édifice nouveau ».
Des comités techniques pour lever les blocages
Ces dernières semaines, l’exécutif a multiplié conseils de cabinet et comités ministériels de pilotage, signe d’une volonté affichée d’accélérer la cadence face aux attentes sociales pressantes. Encore fallait-il transformer cette intensification en résultats mesurables.
Pour renforcer l’exécution, des comités techniques de suivi ont été mis en place. Leur mission : assurer une mise en œuvre plus rigoureuse des projets prioritaires et identifier sans détour les points de ralentissement susceptibles d’être levés de manière opérationnelle.
Lors de ce Conseil, chaque département ministériel a été appelé à cartographier précisément ce qui est réalisable dans le délai contraint des 100 jours. Objectif : améliorer concrètement les conditions de vie des populations, sans céder à l’affichage.
Le devoir de vérité comme ligne de conduite
« Il faudra aussi expliquer aux Gabonais ce qui n’a pas pu être réalisé, et pourquoi », a insisté Hermann Immongault, rappelant l’exigence présidentielle de données complètes, fiables, transparentes et actualisées. Le message est sans ambiguïté : l’heure n’est plus aux promesses extensives, mais à la redevabilité.
Le coordonnateur de l’action gouvernementale a réaffirmé la consigne donnée par le Président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema : dire ce qui est fait, dire ce qui ne l’est pas, et en assumer les raisons devant l’opinion.
Cap sur l’explication publique
Dans la continuité de cette démarche, les ministres seront prochainement invités sur les plateaux de télévision pour présenter directement leurs feuilles de route, en expliquer les articulations majeures et démontrer leur cohérence avec les engagements présidentiels.
Ce Conseil interministériel acte un tournant : moins de déclarations générales, plus de méthode, de priorisation et de vérité. Reste désormais l’épreuve décisive de l’exécution et du face-à-face avec les citoyens. Les 100 jours ne pardonneront ni l’improvisation ni l’opacité.









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