Front social : le gouvernement prône l’apaisement par le dialogue et la vérité
Face à la montée des tensions sociales dans plusieurs secteurs clés, le gouvernement gabonais appelle à un dialogue franc et permanent. À l’issue des travaux du Conseil interministériel tenu ce jour, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a exhorté l’Exécutif à aller au contact des agents publics, dans un esprit d’écoute, de pédagogie et de responsabilité.
La crispation sociale observée ces dernières semaines dans des secteurs stratégiques tels que l’éducation et la santé n’a pas échappé à l’Exécutif. À l’issue du Conseil interministériel, réuni dans la salle habituelle, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a lancé un appel appuyé à la désescalade par le dialogue.
Reconnaître les efforts, expliquer les contraintes
Pour le numéro deux du gouvernement, l’heure n’est ni à la confrontation ni à l’indifférence, mais à l’anticipation et à l’écoute. « C’est le moment d’aller vers les agents, lorsque cela est possible et sans risque, pour écouter leurs revendications, expliquer les contraintes et surtout leur rappeler que le gouvernement n’est ni sourd ni indifférent », a-t-il déclaré, appelant à une approche empreinte de tact et de responsabilité.
Hermann Immongault a rappelé que des avancées concrètes ont déjà été réalisées, notamment en matière de régularisation des situations administratives de nombreux agents publics. « Plusieurs secteurs sont concernés, notamment l’éducation et la santé », a-t-il souligné, tout en précisant que le traitement des dossiers restants s’opérera de manière progressive.
Une progression conditionnée, selon lui, par les réalités financières de l’État. « Le reste interviendra progressivement, en tenant compte des tensions de trésorerie de l’État, qui ne nous offrent pas toujours de larges marges de manœuvre immédiates », a-t-il expliqué, insistant sur la nécessité d’un langage de vérité avec les partenaires sociaux.
Pour un dialogue social permanent et sincère
Au-delà des réponses ponctuelles, le vice-président du gouvernement plaide pour l’instauration d’un dialogue social structuré, continu et sincère. « Le dialogue social doit être maintenu, permanent, franc et honnête. Il ne s’agit ni de promettre l’impossible ni de fermer la porte à la discussion, mais de bâtir une relation de confiance », a-t-il martelé.
Cette approche vise, selon lui, à prévenir l’enlisement des crises et à éviter la multiplication de situations devenues difficiles à maîtriser. Elle s’inscrit également dans la volonté de restaurer durablement la confiance entre l’administration et les agents publics.
Une nouvelle dynamique conforme aux orientations présidentielles
L’appel lancé par Hermann Immongault s’inscrit dans la droite ligne des orientations fixées par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a fait de l’écoute sociale et de la recherche de solutions concrètes aux problèmes des Gabonais un axe central de son action.
À travers cette prise de parole, le gouvernement entend marquer le début d’une nouvelle dynamique, fondée sur la concertation, la responsabilité et la transparence. Reste désormais à traduire ces principes en actes tangibles, capables de répondre aux attentes sociales tout en préservant les équilibres de l’État.








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