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Franceville : un ex-cadre du Budget écroué pour abus de confiance

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Poursuivi pour abus de confiance, Jacques Mazanga Legoro, ancien cadre de la Direction générale du Budget (DGB), a été écroué à la maison d’arrêt de Franceville après sa comparution en flagrant délit le 11 février 2026. Selon L’Uniondu 18 février 2026, les faits remontent à 2014 et portent sur un montant de plus de 13 millions de FCFA jamais soldé.

L’affaire, révélée par L’Union, met en cause un ancien haut responsable administratif rattrapé par un contentieux vieux de plus d’une décennie. Le 11 février 2026, le Tribunal de Franceville, siégeant en session correctionnelle de flagrant délit, a ordonné son placement sous mandat de dépôt. Selon le quotidien, « alors en service, il avait pris du matériel de construction pour sa maison dans une quincaillerie, pour un montant global de 13 614 400 FCFA. Il devait solder cette somme progressivement ». Mais les engagements pris n’auraient jamais été honorés.

Une dette impayée depuis 2014

D’après L’Union, « quelques mois plus tard, le quincaillier qui réclame son dû se fait balader par son client durant plusieurs mois ». Face à cette situation, le commerçant saisit le tribunal civil de Franceville en 2015. La juridiction aurait sommé l’intéressé de s’acquitter de sa dette. En vain.

Le journal rapporte que, cherchant « assurément un prétexte pour ne pas payer l’argent dû », l’ex-cadre aurait déposé à son tour une plainte contre l’opérateur. Une démarche qui n’aura pas empêché le créancier de relancer la procédure après des changements intervenus au niveau du tribunal civil.

Interpellation et reconnaissance des faits

Le 8 février dernier, Jacques Mazanga Legoro a été interpellé à son domicile du quartier Makana, dans le 4e arrondissement de Franceville. Inculpé pour abus de confiance et placé sous mandat de dépôt, il a comparu le 11 février. À la barre, toujours selon L’Union, « après avoir tenté de mener le tribunal en bateau, il a fini par reconnaître les faits ». Le ministère public a requis sa culpabilité à titre principal. Après l’audience, l’ex-cadre du Budget a été reconduit derrière les barreaux, dans l’attente de la décision de la juridiction de jugement prévue ce 18 février.

Au-delà du cas individuel, cette affaire pose la question de l’exemplarité des agents publics, notamment lorsqu’ils occupent des fonctions stratégiques dans la gestion des finances de l’État. Douze ans après les faits, le dénouement judiciaire marque « un début de soulagement » pour le plaignant, souligne le quotidien. Dans un contexte où la lutte contre les abus et les atteintes à la probité est régulièrement invoquée par les autorités, ce dossier rappelle que le temps judiciaire peut être long, mais que la responsabilité pénale finit par s’imposer.

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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