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Franceville : père de 15 enfants, il encourt 3 ans de prison pour homicide involontaire

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À Franceville, un conducteur de taxi-bus de 18 places est poursuivi pour homicide involontaire après un accident survenu le 8 mars 2026. Jugé en flagrant délit, il risque trois ans de prison ferme et une amende de 200 000 FCFA, selon des informations publiées par L’Union du 31 mars 2026.

Le drame s’est noué en quelques secondes, dans l’obscurité d’une nuit ordinaire. Un homme, père de 15 enfants, comparaît aujourd’hui devant la justice pour homicide involontaire après avoir mortellement percuté un piéton dans la capitale provinciale du Haut-Ogooué.

Selon L’Union (n°15 084 du mardi 31 mars 2026), les faits remontent au 8 mars dernier. Ce soir-là, « vers 20 heures, le prévenu regagnait son domicile […] au volant d’un taxi-bus de 18 places ». Un détail va s’avérer déterminant : « le véhicule présentait un dysfonctionnement au niveau des phares ». Malgré cela, il décide de poursuivre sa route dans l’obscurité.

Un accident aux conséquences irréversibles

Arrivé au quartier Awaï, le conducteur percute violemment un piéton, identifié comme Key Batia Aloulou. Transportée d’urgence au Centre hospitalier universitaire Amissa Bongo, la victime succombera à ses blessures.

À la barre, le mis en cause n’a pas cherché à nier. « Aux alentours de 20 heures, je rentrais chez moi […] j’ai été surpris par la sortie du défunt nez à nez », a-t-il expliqué, tentant de contextualiser le drame.

Mais pour le ministère public, les responsabilités sont clairement établies. Dans son réquisitoire, rapporte L’Union, le parquet a insisté sur « la négligence du prévenu », évoquant « le danger manifeste de circuler de nuit sans éclairage ».

Une responsabilité pénale engagée

Pour l’accusation, « les éléments constitutifs de l’infraction d’homicide involontaire sont réunis », notamment en raison du non-respect des règles élémentaires de sécurité routière.

Au regard de la gravité des faits, le procureur de la République a requis « trois ans d’emprisonnement ferme assortis d’une amende de 200 000 francs CFA ».

Visiblement éprouvé, le prévenu a présenté ses excuses à la famille de la victime, durement touchée par cette disparition brutale.

Un verdict attendu dans un contexte de recrudescence des accidents

L’affaire a été mise en délibéré. La décision du tribunal est attendue le 1er avril 2026. Elle pourrait faire jurisprudence dans un contexte marqué par la multiplication des accidents liés au non-respect des règles de sécurité routière.

Au-delà de ce cas individuel, ce drame pose une question plus large : celle de la responsabilité des conducteurs face à des véhicules parfois défectueux, dans un environnement routier encore insuffisamment sécurisé.

Une problématique qui interpelle autant les usagers que les autorités publiques.

Morel Mondjo Mouega

Titulaire d'une Licence en droit, l'écriture et la lecture sont une passion que je mets au quotidien au profit des rédactions de Gabon Media Time depuis son lancement le 4 juillet 2016 et de GMTme depuis septembre 2019. Rédacteur en chef

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