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Football : Joël Claincy Mapangou charge la gouvernance Mounguengui

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En revenant sur la dédicace faite en avril 2022 par Pierre Alain Mounguengui à l’ancien président Ali Bongo Ondimba, l’acteur politique Joël Claincy Mapangou relance un débat sensible : celui de la politisation de la gouvernance sportive et de ses conséquences sur les performances des Panthères. Une prise de position qui s’inscrit dans le contexte d’une Cinquième République en quête de rupture.

La sortie est directe et sans détour. Pour Joël Claincy Mapangou Mapangou, la décision prise le 16 avril 2022 par Pierre Alain Mounguengui, consistant à dédier son dernier mandat à la tête de la Fédération gabonaise de football à Ali Bongo Ondimba, relevait moins de la reconnaissance que d’une erreur symbolique lourde de conséquences.

Une dédicace au poids politique assumé

Selon l’acteur politique, ce geste rappelait ouvertement le soutien apporté en 2014 par Ali Bongo Ondimba à l’accession de Mounguengui à la présidence de la Fegafoot. Une filiation politique assumée, mais jugée inopportune dans un secteur qui, par nature, devrait rassembler au-delà des clivages et rester à distance des enjeux de pouvoir.

Pour Joël Claincy Mapangou, cette dédicace a envoyé un mauvais signal, en ancrant davantage la gestion du football gabonais dans une logique politique déjà largement décriée par l’opinion.

Des résultats sportifs en écho à la controverse

Le constat sportif, lui, alimente la critique. Élimination in extremis dans la course à la Coupe du monde, prestations jugées humiliantes lors des compétitions continentales, frustration d’un peuple passionné de football : les dernières campagnes des Panthères ont laissé un goût amer. Sans établir de lien mécanique, Joël Claincy Mapangou estime que ces échecs traduisent un malaise plus profond dans la gouvernance du football national.

La Cinquième République comme horizon de rupture. Pour l’acteur politique, la fin annoncée du mandat de Pierre Alain Mounguengui ouvre une opportunité. Celle d’un renouveau conforme à l’esprit de la Cinquième République, fondé sur la compétence, la transparence et la performance, loin des allégeances politiques du passé.

Au-delà de la polémique, cette prise de parole reflète une attente largement partagée : voir le football gabonais se reconstruire sur des bases assainies, recentrées sur le jeu, les résultats et l’intérêt supérieur de la nation sportive.

Henriette Lembet

Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...

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