Fonction publique : 4000 agents en cours d’intégration
La ministre de la Fonction publique a dévoilé, le mercredi 1er avril 2026, les contours d’une réforme structurelle visant à assainir le fichier des agents de l’État. À cette occasion, la membre du gouvernement a révélé les chiffres clés de l’opération de régularisation avec 4 000 agents qui seraient actuellement en phase d’intégration, tandis que 1 445 dossiers attendent encore une mise en solde.
Conscient des risques de dérive clientéliste associés à ces manœuvres de recrutement, le gouvernement a opté pour une architecture institutionnelle tripartite. Ce dispositif associe les ministères sectoriels, la Fonction publique et les partenaires sociaux. Pour Laurence Ndong, il s’agit « de traiter les situations irrégulières, au cas par cas, dans la transparence ». Non sans manquer d’indiquer que ledit processus est audité et encadré à chaque étape.
L’Éducation et la Santé en première ligne
Face à la fronde sociale qui a secoué le premier trimestre 2026, l’État gabonais a choisi de prioriser les secteurs de l’Éducation nationale et de la Santé. Ces « régularisations mensuelles progressives » visent à résorber la précarité d’agents restés trop longtemps dans les limbes administratifs. Sur le plan financier, l’effort n’est pas négligeable puisqu’une enveloppe globale de 3,7 milliards de francs CFA a été mobilisée.
Selon les membres du gouvernement, ce montant serait la concrétisation d’une politique d’apaisement qui passe par la restauration du pacte de confiance entre l’administration et ses administrés. À noter que la mise en solde est un acte administratif qui déclenche effectivement le paiement du salaire d’un agent nouvellement intégré. Ainsi donc, outre les 4 000 agents qui devraient bientôt intégrer les rangs de l’administration publique, 1 445 autres seront payés.










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