Fonction publique : 1756 agents en abandon de poste !
Le gouvernement gabonais a lancé une offensive de contrôle administratif d’envergure contre l’absentéisme et la fraude au sein de l’administration. D’ailleurs, l’audit du fichier de la Fonction publique, sous la supervision du Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault a révélé un préjudice financier de plus de 8 milliards de francs CFA. Lequel serait dû aux 1756 agents régulièrement payés par l’État mais qui ne sont plus à leurs postes.
Au Gabon où l’heure est à l’assainissement des finances publiques, les agents publics indélicats ne sont plus les bienvenus. C’est ce qui ressort de la séance de travail stratégique du mercredi 4 mars dernier où le vice-président du gouvernement (VPG), Hermann Immongault, a dressé un bilan alarmant de la situation des effectifs de l’État. Selon les données consolidées, 1 756 agents publics sont actuellement déclarés en situation d’abandon de poste.
Un impact budgétaire massif
Cette situation représente une « hémorragie financière » pour le Trésor public. Puisque l’État gabonais continue en effet de verser des salaires à des individus qui ne se présentent plus à leur travail, pour un montant total estimé à 8 milliards 181 millions de francs CFA. Face à ce constat, l’exécutif a choisi la fermeté. Pour ce faire, des Conseils de discipline seront prochainement convoqués. Il va sans dire que des radiations définitives pourraient pleuvoir à l’encontre de ces agents absentéistes sans raison valable.
Au-delà des abandons de postes, le gouvernement s’attaque aux racines structurelles de la fraude. L’audit en cours prévoit l’intégration impérative du Numéro d’identification personnelle (NIP) afin d’aboutir à un fichier biométrique unique. Cette mesure vise à éradiquer le phénomène des « multi-matricules », où certains individus perçoivent frauduleusement plusieurs rémunérations de l’État. Des « graves irrégularités » ont été détectées dans la gestion et le paiement des vacations.
Hermann Immongault a prévenu que ce dossier ne resterait pas sans suites administratives et judiciaires, affirmant que les responsables devront « rendre compte devant la justice ». Selon le Vice-président du gouvernement cette opération de « nettoyage » n’est pas que budgétaire. Étant donné qu’elle répond à un impératif d’équité sociale. En libérant ces postes indûment occupés, l’État entend créer un appel d’air pour les nombreux diplômés gabonais en attente d’intégration. Sapristi !










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